Le port de Cotonou, principal hub maritime du Bénin, connaît un regain d'activité notable depuis 2025, porté par la reprise des flux de transit vers le Niger et le Burkina Faso. Cette dynamique ravive toutefois la concurrence régionale face aux ports de Lomé, Tema et Abidjan, qui investissent massivement dans leurs infrastructures. Pour préserver sa position, l'autorité portuaire béninoise doit repenser ses leviers d'attractivité : digitalisation des procédures, réduction des délais de passage, tarification compétitive et renforcement des corridors routiers et ferroviaires vers l'hinterland sahélien. L'enjeu dépasse le seul trafic : il conditionne les recettes douanières, estimées à plus de 40% des revenus fiscaux du pays, et l'essor logistique de toute la sous-région.
L'économie ivoirienne poursuit son expansion au deuxième trimestre 2026, avec un PIB réel corrigé des variations saisonnières atteignant 12 730 milliards FCFA, selon les données publiées ce jour. La croissance est principalement tirée par le dynamisme du secteur des services, confirmant la diversification progressive de l'économie au-delà des traditionnels moteurs agricoles et miniers. Cette performance consolide la position de la Côte d'Ivoire comme première économie de la zone UEMOA et renforce l'attractivité du pays auprès des investisseurs régionaux et internationaux. Les analystes surveilleront la contribution des secteurs secondaire et primaire pour évaluer la soutenabilité de cette trajectoire sur l'ensemble de l'année 2026.
La nouvelle campagne cotonnière s'ouvre en Afrique de l'Ouest sur fond de crise logistique : des milliers de tonnes de coton de la récolte précédente restent bloquées au port d'Abidjan, principal point de sortie de la production régionale, en raison d'une congestion portuaire record. Si la commercialisation de l'ancienne récolte a globalement abouti, l'expédition n'a pas suivi, exposant producteurs, égreneurs et négociants du Mali, du Burkina Faso, du Bénin et de Côte d'Ivoire à des pénalités de retard, des coûts de stockage et un risque de déclassement de la fibre. La filière, qui pèse plusieurs centaines de milliards FCFA d'exportations annuelles vers l'Asie et l'Europe, voit sa compétitivité menacée alors que la campagne 2026 démarre.
Le Mozambique a lancé les travaux de dragage du chenal d'accès au port de Maputo, pour un investissement de 150 millions USD. L'opération fera passer la profondeur de 14,4 à 15,3 mètres, permettant l'accueil de navires de plus grande capacité et renforçant la compétitivité du corridor logistique face aux ports concurrents d'Afrique australe et orientale. Maputo, qui dessert aussi l'Afrique du Sud, l'Eswatini et le Zimbabwe, cherche à capter davantage de trafic régional. Ce chantier s'inscrit dans une dynamique d'investissements portuaires en Afrique, où les hubs de Durban, Beira et Dar es Salaam rivalisent pour les échanges conteneurisés.
Le Brent a connu une semaine 40 particulièrement volatile, plongeant sous 97 dollars le mardi avant de rebondir près de 108 dollars, un écart de plus de 10% en quelques séances. Cette instabilité pétrolière affecte directement les économies de la zone UEMOA et CEMAC, notamment les pays producteurs comme le Gabon, le Congo et la Guinée Équatoriale, dont les budgets dépendent des recettes pétrolières. Le sucre, lui, progresse, soutenu par l'appréciation du real brésilien qui renchérit les exportations brésiliennes. Pour les filières agricoles ivoiriennes et sénégalaises, cette dynamique constitue un signal à surveiller sur les marchés de matières premières.
Le président Bassirou Diomaye Faye a reçu le 8 octobre 2026 Diego Aponte, président du groupe MSC, leader mondial du transport de conteneurs, selon la Présidence sénégalaise. Le géant italo-suisse réaffirme vouloir renforcer sa présence au Sénégal et accompagner l'Agenda national de transformation Sénégal 2050, axé sur la modernisation des infrastructures portuaires et logistiques. Dakar cherche à s'imposer comme porte d'entrée du commerce mondial vers la sous-région. Aucun montant d'investissement n'a toutefois été annoncé à ce stade, l'audience relevant d'une démarche de séduction des grands opérateurs maritimes.
L'opérateur portuaire émirati DP World a obtenu une prolongation de dix ans de sa concession sur le terminal polyvalent du port de Luanda, en Angola, portant l'échéance de son contrat bien au-delà de 2036. Cette extension s'accompagne d'un programme d'investissement de 90 millions de dollars destiné à renforcer les capacités du terminal. L'objectif affiché est de capter davantage de flux régionaux, notamment le trafic à destination des marchés enclavés d'Afrique centrale et australe, dans un contexte de concurrence accrue entre les grandes plateformes portuaires du continent. L'Angola confirme ainsi sa stratégie de modernisation logistique pour s'imposer comme hub de transit régional.
La Banque mondiale identifie quatre filières capables de diversifier l'économie congolaise au-delà du pétrole : le bois transformé, la logistique, l'aquaculture et un quatrième secteur non précisé. Selon l'institution, des réformes ciblées dans ces chaînes de valeur pourraient attirer jusqu'à 1,4 milliard USD d'investissements. Le Congo, dont l'économie reste très dépendante des hydrocarbures, cherche à élargir sa base productive et à renforcer sa résilience face à la volatilité des cours du brut. Ce rapport signale aux investisseurs et aux autorités les gisements de croissance les plus prometteurs à moyen terme.
Les banques multilatérales de développement ont porté leurs financements climatiques à 163 milliards de dollars en 2025, un record porté par la mobilisation autour du phénomène El Niño. Cette enveloppe, en hausse marquée sur un an, bénéficie en priorité aux économies vulnérables d'Afrique de l'Ouest et du Sahel, où sécheresses et inondations pèsent sur les filières agricoles (cacao, coton, céréales) et l'énergie hydroélectrique. Pour la zone UEMOA, ces flux représentent une source majeure de financement concessionnel pour l'adaptation des infrastructures, l'irrigation et les projets d'énergies renouvelables, en complément des programmes du FMI et de la Banque mondiale.
La Kenya Railways Corporation (KRC) a lancé le recrutement de consultants pour la modernisation et l'électrification du réseau ferroviaire de banlieue de Nairobi, dans le cadre du Kenya Urban Mobility Improvement Project (KUMIP), soutenu par des bailleurs internationaux. L'objectif est de désengorger une métropole dont la croissance démographique et l'activité économique saturent un système de transport dominé par la route. Ce projet structurant ouvre des opportunités pour les cabinets d'ingénierie, les entreprises de BTP et les fournisseurs de matériel ferroviaire, avec un potentiel d'extension aux corridors logistiques régionaux desservant l'Afrique de l'Est.
Le Port autonome de Lomé, via l'Alliance pour la promotion du Port de Lomé (A2PL), entame une tournée commerciale auprès des opérateurs économiques du Niger, du Burkina Faso et du Mali, membres de l'Alliance des États du Sahel. Objectif : capter le trafic de l'hinterland sahélien, ces pays enclavés dépendant des corridors routiers pour leurs importations et exportations. La délégation togolaise démarre par Niamey. Cette offensive commerciale intervient dans un contexte de concurrence accrue entre ports ouest-africains (Lomé, Cotonou, Abidjan, Tema) pour le contrôle des flux de transit vers le Sahel, estimés à plusieurs millions de tonnes annuelles.
La compagnie pétrolière nationale du Liberia, NOCAL, a signé le 5 octobre à Londres un accord de développement conjoint avec le groupe nigérian Lagos Deep Offshore Logistics Base (LADOL). L'objectif : retenir au Liberia la logistique des futures opérations de forage pétrolier offshore, alors que le pays multiplie les activités d'exploration au large de ses côtes. En septembre 2025, l'État avait déjà promis une forte participation locale dans l'exécution des contrats pétroliers. Ce partenariat ouest-africain vise à capter la valeur ajoutée des services pétroliers, un segment jusqu'ici largement externalisé vers des opérateurs étrangers.
La Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a approuvé une enveloppe de 100 millions de dollars pour financer le matériel roulant et les équipements de la ligne ferroviaire Kano-Maradi, dont la mise en service est prévue d'ici fin 2026. Ce projet s'inscrit dans une concurrence croissante entre les ports du golfe de Guinée — Cotonou, Lomé, Tema, Lagos — pour capter les flux commerciaux vers le Niger et le Sahel. Abuja cherche ainsi à consolider sa position logistique face aux corridors rivaux, dans un contexte de réorganisation des routes commerciales sahéliennes après les bouleversements politiques régionaux.
L'indice FAO des prix des produits alimentaires a progressé de 5,8% sur un an en septembre 2026, marquant une réaccélération après plusieurs mois d'accalmie. La hausse est portée par un choc climatique affectant les récoltes céréalières et par le renchérissement des coûts de transport maritime. Pour la zone UEMOA, cette tendance pèse directement sur le riz, le blé et les huiles importées, gonflant la facture alimentaire et les pressions inflationnistes déjà suivies par la BCEAO. Les filières cacao, café et coton, principales exportations régionales, pourraient voir leurs cours soutenus, offrant un levier de revenus aux producteurs ivoiriens, ghanéens et burkinabè.
Le port de Cotonou diversifie ses débouchés régionaux malgré la brouille diplomatique entre le Bénin et le Niger qui perturbe les flux commerciaux bilatéraux. Le trafic transit se recompose, porté notamment par l'intensification des échanges vers le Burkina Faso, réduisant la dépendance à un corridor unique. Cette stratégie de diversification des débouchés apparaît aussi stratégique que l'augmentation des capacités de manutention pour la plateforme portuaire béninoise. L'enjeu dépasse le seul cas de Cotonou : il illustre la vulnérabilité des ports ouest-africains face aux aléas géopolitiques régionaux et la nécessité de sécuriser des flux commerciaux alternatifs vers l'hinterland sahélien.
Le Bénin et la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB) ont signé un accord portant sur un pipeline pluriannuel indicatif de 730 millions USD pour la période 2027-2028. Le transport figure parmi les secteurs ciblés, aux côtés d'autres projets structurants destinés à accélérer la modernisation des infrastructures béninoises. Cette enveloppe élargit la coopération entre Cotonou et l'institution asiatique et pourrait renforcer les capacités de financement du pays sur les prochaines années. Les modalités précises des projets restent à préciser, mais l'accord confirme l'intérêt croissant des bailleurs asiatiques pour les économies de la zone UEMOA.
Du 31 octobre au 13 novembre 2026, Dakar, Diamniadio et Saly accueillent les premiers Jeux olympiques de la jeunesse organisés en Afrique, avec 2 700 jeunes athlètes attendus. L'événement génère deux semaines de demande supplémentaire pour l'hôtellerie, les transports, la restauration et les loisirs, constituant un test économique grandeur nature pour le Sénégal. Les entreprises locales espèrent convertir cette vitrine en contrats durables, notamment dans les infrastructures et les services. À six semaines de l'ouverture, les opérateurs ajustent leurs capacités pour capter cette manne ponctuelle.
La Compagnie du TransGuinéen (CTG) et le groupe américain Wabtec ont signé le 21 septembre 2026 à New York un contrat de services ferroviaires, le plus important jamais conclu par Wabtec en Afrique. L'engagement cumulé du partenaire américain aux côtés de la Guinée dépasse désormais 1,2 milliard de dollars. Ce contrat s'inscrit dans la Vision Simandou 2040, qui vise à évacuer le minerai de fer du gisement guinéen vers le port de Morebaya via un corridor ferroviaire de plus de 600 km. L'opération confirme l'attractivité du projet Simandou, l'un des plus grands gisements de fer au monde, et renforce le partenariat stratégique entre la Guinée et les États-Unis dans les infrastructures minières et logistiques.
Les cours du riz brisé atteignent leur plus haut niveau depuis février 2025, sous l'effet conjugué de la hausse des coûts de l'énergie, notamment du fret, et des tensions sur l'offre mondiale. L'Inde, premier exportateur planétaire, devrait enregistrer une baisse de sa production, tandis que la demande chinoise et philippine reste soutenue. Pour la zone UEMOA, où le riz constitue un pilier de la sécurité alimentaire et un poste d'importation majeur, ce renchérissement pèse sur les factures d'importation, la balance commerciale et l'inflation alimentaire, déjà sous surveillance des banques centrales.
Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu le 18 septembre à Port-Gentil son premier Conseil des ministres délocalisé, dans la capitale économique et pétrolière du pays. La réunion a adopté un projet de loi de finances, signalant une volonté de rapprocher l'exécutif des zones de production d'hydrocarbures. Port-Gentil concentre l'essentiel de l'activité pétrolière gabonaise, pilier du budget de l'État. Cette délocalisation intervient dans un contexte de gestion budgétaire sous surveillance du FMI, le Gabon ayant conclu un programme avec l'institution. Les arbitrages fiscaux et les hypothèses de recettes pétrolières retenus dans ce projet de loi de finances détermineront les marges de dépenses publiques et l'orientation de la dette souveraine pour l'exercice à venir.
Le cinquième armateur mondial Hapag-Lloyd et l'opérateur portuaire émirati DP World ont conclu une collaboration de long terme portant sur cinq ports africains. L'accord vise à sécuriser des capacités de manutention et à améliorer la fiabilité des rotations pour l'armateur allemand, tandis que DP World renforce sa crédibilité face aux grands opérateurs mondiaux. Les terminaux concernés, non détaillés, s'inscrivent dans les corridors d'Afrique de l'Ouest et de l'Est, où transitent cacao, coton, minerais et conteneurs importés. Ce rapprochement intervient alors que la concurrence s'intensifie entre opérateurs portuaires sur le continent, portée par la croissance du commerce intra-africain et les investissements dans les infrastructures logistiques.
L'Autorité portuaire nationale de Transnet (TNPA) a lancé une demande de propositions pour la construction d'un terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) de petite à moyenne capacité au port d'East London, dans la province du Cap-Oriental. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie de Pretoria visant à diversifier ses infrastructures énergétiques et à rééquilibrer les fonctions entre ses principaux ports. Le projet pourrait renforcer le rôle du Cap-Oriental dans la chaîne gazière sud-africaine et redessiner les équilibres logistiques du pays. Les opérateurs intéressés disposent d'une fenêtre de soumission à surveiller, dans un contexte où l'Afrique du Sud accélère ses investissements gaziers.
Conakry Terminal, principal terminal à conteneurs de Guinée, affiche une ambition de trafic d'un million de conteneurs à l'horizon 2030, un objectif rendu crédible par la progression rapide du trafic maritime guinéen, dopé par les exportations de bauxite et de minerai de fer. Le port, déjà à l'étroit, doit accélérer ses investissements pour suivre une demande qui dépasse les projections initiales. Pour piloter ce changement d'échelle, la direction générale a été confiée à Édouard Léno, cadre expérimenté d'Africa Global Logistics (AGL), actionnaire de référence du terminal. L'enjeu porte sur la capacité d'absorption logistique du corridor guinéen et sur la compétitivité du port face aux hubs régionaux d'Abidjan et de Dakar.
La croissance des échanges africains stimule la demande de fret aérien pour les marchandises à forte valeur ajoutée ou soumises à des contraintes de délai. flydubai a annoncé le 11 septembre l'ajout de trois Boeing 737-800 freighters à sa flotte cargo à compter du 1er octobre, renforçant ses liaisons avec le continent. Cette expansion s'inscrit dans une recomposition de la carte mondiale du fret aérien, où les opérateurs du Golfe multiplient les investissements vers l'Afrique. Le mouvement profite aux hubs de Dubaï, d'Addis-Abeba et de Nairobi, et pourrait accroître la pression concurrentielle sur les compagnies africaines, dans un contexte de hausse des exportations de produits périssables et de minerais stratégiques.
Kenya Power annonce une collaboration avec Advanced Mobility Africa et BasiGo pour établir un relais de bus électriques entre Nairobi et les corridors régionaux, dévoilée lors du Nordic-Africa EV Summit ouvert le 14 septembre à Addis-Abeba. L'électrification du transport public s'impose dans les stratégies de mobilité urbaine africaines, soutenue par des financements publics croissants. Le projet positionne le Kenya comme pionnier de la mobilité électrique en Afrique de l'Est, avec des retombées attendues sur les réseaux électriques, les infrastructures de recharge et les opérateurs de transport. Aucun montant d'investissement n'a été communiqué à ce stade.
Le gouvernement ivoirien approuve un partenariat public-privé avec l'américain Zipline pour implanter 10 centres de distribution par drones, une première à cette échelle en Afrique de l'Ouest. Le secteur sanitaire reste le principal débouché, mais l'essor du e-commerce et les limites du transport terrestre élargissent les perspectives vers la logistique commerciale. L'opération positionne Abidjan comme hub régional de cette filière et ouvre un marché pour les opérateurs de drones, les assureurs et les logisticiens. Les modalités financières du contrat n'ont pas été précisées.
A&S Resources annonce un investissement de 6 milliards de dollars pour la construction d'une liaison ferroviaire reliant la Centrafrique au port camerounais de Kribi, un projet structurant qui désenclaverait le corridor Douala-Bangui. Ce montage, d'un coût sans précédent pour la sous-région CEMAC, vise l'évacuation des minerais et marchandises centrafricains vers l'océan Atlantique. Les modalités de financement, le calendrier et la répartition des risques entre l'opérateur privé et les États restent à préciser. Un tel chantier transformerait la logistique du commerce extérieur en Afrique centrale et ouvrirait des opportunités majeures pour le BTP, les mines et les services portuaires.
Le Baltic Dry Index (BDI), baromètre du transport maritime de vrac, a atteint son plus haut niveau depuis deux ans, signalant une hausse des coûts de fret pour les matières premières. Cette tendance, alimentée par les tensions géopolitiques, les conditions météorologiques et une demande soutenue des exportateurs, impacte directement les économies africaines dépendantes des exportations de minerais, de céréales et d'hydrocarbures. Les pays de l'UEMOA et de la CEMAC, notamment la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Cameroun, pourraient voir leurs marges à l'exportation se comprimer. Les opérateurs logistiques et les négociants doivent anticiper une hausse des coûts de fret dans leurs chaînes d'approvisionnement.
Au deuxième trimestre 2026, les exportations togolaises ont atteint 295,7 milliards de FCFA, en hausse de 29,5% sur un an, tirées par les phosphates et autres matières premières. Les importations ont également augmenté de 18,5% à 562,1 milliards de FCFA, creusant le déficit commercial. Cette dynamique reflète la vigueur du secteur extractif togolais, mais souligne la dépendance aux importations. Pour les investisseurs, cela signale une opportunité dans les industries locales de transformation et une vigilance sur la balance commerciale.
Le port sec de Ferkessédougou, projet structurant pour la logistique ouest-africaine, affiche plus de 30% d'exécution, selon le ministre ivoirien des Infrastructures, Hien Sié. Cependant, son efficacité dépend du corridor ferroviaire Abidjan-Ferké, qui accumule des retards depuis près d'une décennie. Ce projet vise à rééquilibrer les corridors sous-régionaux face aux pressions sur les ports côtiers. L'achèvement du port sec est crucial pour désengorger Abidjan et renforcer la compétitivité de la Côte d'Ivoire, mais le retard ferroviaire compromet son potentiel. Les investisseurs suivront de près l'avancement des travaux et les engagements sur le rail.