Le PNUD et la GSMA ont scellé un partenariat stratégique visant à renforcer l'écosystème africain de l'intelligence artificielle et à accélérer le déploiement de solutions locales, notamment en matière d'IA linguistique africaine. L'accord combine l'expertise de la GSMA dans l'industrie mobile avec les programmes de développement et plateformes d'innovation du PNUD, afin de connecter les talents locaux aux opportunités du marché. Ce rapprochement intervient alors que les investissements dans la tech africaine progressent, portés par la fintech et les télécoms. Les opérateurs et startups du continent pourraient bénéficier d'un accès élargi aux réseaux et financements internationaux.
La Société des Aéroports du Faso (SAFA) a signé un protocole d'accord avec ACI Africa et l'éditeur allemand BARTHAUER Software GmbH pour digitaliser la gestion aéroportuaire du pays. L'annonce intervient en marge de l'Assemblée générale du Conseil international des aéroports (ACI), tenue du 19 au 25 septembre. Ce partenariat s'inscrit dans un vaste chantier de transformation du transport aérien burkinabè : renouvellement de la flotte nationale, construction du nouvel aéroport de Donsin et réorganisation de la gouvernance des plateformes. L'enjeu porte sur les outils technologiques capables de soutenir la montée en puissance des infrastructures aéroportuaires et d'attirer les investissements dans le secteur.
La deuxième édition de l'Ivoire Tech Forum se tiendra du 11 au 13 novembre 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, sur le thème de l'innovation et des technologies émergentes. L'événement, lancé le 22 septembre par le ministre de la Transition numérique Djibril Ouattara, vise à rapprocher les startups ivoiriennes des investisseurs et des entreprises technologiques. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie de la Côte d'Ivoire pour structurer son écosystème numérique et faciliter l'accès au financement des porteurs de projets. Le forum constitue une plateforme de mise en relation entre capital-risqueurs, opérateurs télécoms et jeunes pousses du secteur tech ouest-africain.
Le Ghana franchit une étape dans la digitalisation de son marché financier. Le 17 septembre 2026, la Central Securities Depository (CSD) a lancé la plateforme investorConnect à la Bourse du Ghana (GSE), permettant aux investisseurs d'ouvrir un compte-titres directement via leur carte nationale d'identité biométrique (Ghana Card). Ce dispositif supprime les intermédiaires papier et réduit les délais d'enrôlement, dans un pays où le taux de bancarisation reste faible. L'objectif affiché est d'élargir la base d'investisseurs locaux et de capter l'épargne informelle. Une initiative à suivre pour les acteurs de la fintech et des marchés de capitaux en Afrique de l'Ouest, où la BRVM pourrait s'inspirer de ce modèle d'inclusion financière.
La République démocratique du Congo annonce la mobilisation d'environ 500 millions de dollars destinés au financement des startups et des petites et moyennes entreprises dans le cadre du programme COPA Digital. Ce dispositif vise à combler le déficit de financement des jeunes pousses congolaises et à structurer un écosystème numérique encore embryonnaire malgré une population de plus de 100 millions d'habitants. Les modalités précises de décaissement, les bailleurs impliqués et le calendrier restent à préciser. L'annonce intervient alors que plusieurs institutions panafricaines, dont la BID et Afreximbank, multiplient les enveloppes dédiées au secteur privé africain. Un signal fort pour les fonds d'investissement et les opérateurs télécoms positionnés sur le numérique en Afrique centrale.
La Development Finance Corporation (DFC) américaine a annoncé le 16 septembre un investissement de 155 millions de dollars au capital de WIOCC Group, opérateur panafricain d'infrastructures numériques basé en Afrique du Sud. Washington renforce ainsi sa présence dans le numérique africain via ses institutions de financement du développement, avec l'objectif affiché de favoriser l'accès aux technologies américaines sur le continent. L'opération s'inscrit dans une concurrence croissante avec la Chine pour le contrôle des câbles sous-marins et des réseaux de fibre optique africains. Elle pourrait accélérer la connectivité dans plusieurs pays UEMOA et CEMAC où WIOCC opère, et ouvrir la voie à d'autres investissements américains dans le secteur.
Le gouvernement ivoirien et la CGECI ont réuni les chefs d'entreprise pour mobiliser le secteur privé autour du financement du Plan national de développement (PND), dont 70,2% des besoins doivent être couverts par des capitaux privés. Le volet numérique concentre à lui seul 541 milliards FCFA d'investissements attendus, un signal fort pour les opérateurs télécoms, fintechs et prestataires IT. Cette mobilisation intervient alors que la Côte d'Ivoire cherche à accélérer la transformation digitale de son économie et à réduire sa dépendance aux financements publics. Les entreprises sont invitées à positionner leurs projets sur les segments prioritaires du plan.
Selon une étude de Meta, l'économie numérique ivoirienne devrait passer de 3,4 milliards USD actuellement à 6,4 milliards USD d'ici 2035, portée par l'essor de la connectivité et des services en ligne. Cette projection souligne le potentiel de croissance du secteur pour les investisseurs et les entreprises technologiques, avec des retombées attendues sur l'emploi et l'inclusion financière. Le rapport met en avant les opportunités dans les paiements mobiles, le e-commerce et les startups locales, tout en appelant à des politiques favorables pour réaliser ce potentiel.
La RDC a lancé officiellement la plateforme numérique SYGREM, visant à digitaliser le fret et à éradiquer la fraude dans le secteur des transports. Cette initiative, portée par le Vice-Premier ministre des Transports, devrait améliorer la transparence et l'efficacité logistique, avec un impact potentiel sur les coûts et les délais. Le projet s'inscrit dans une dynamique de modernisation économique et pourrait attirer des investissements. Les acteurs du secteur doivent se préparer à une transition numérique, avec des implications pour les opérateurs de fret et les autorités. Le montant exact de l'investissement n'est pas précisé, mais l'impact sur la facilitation des échanges est significatif.
WIOCC Group, fournisseur panafricain d'infrastructures numériques, a sécurisé un financement de 300 millions de dollars auprès de l'Africa Finance Corporation (AFC) et de Vision International Investment Company. Ces fonds serviront à étendre ses centres de données et ses câbles de fibre optique à travers le continent, répondant ainsi à la demande croissante en connectivité. Cet investissement majeur renforce la position de WIOCC sur le marché des télécoms et soutient la transformation numérique en Afrique, avec des retombées potentielles pour les entreprises et les économies locales.
Le Nigéria accélère la construction de ses infrastructures numériques, notamment la fibre, les centres de données et l'IA, afin de réduire sa dépendance technologique. Le pays ambitionne d'attirer 750 millions de dollars d'investissements privés dans le cloud et les données sur 24 mois, en complément du déploiement de 90 000 km de fibre optique. Cette initiative stratégique vise à renforcer la souveraineté numérique et à développer un écosystème local d'IA, ouvrant des opportunités pour les investisseurs et les entreprises technologiques.
Le premier Dialogue économique et commercial bilatéral entre les États-Unis et le Cameroun, tenu à Yaoundé les 27 et 28 août, a permis d'identifier près de 7 milliards de dollars d'opportunités d'investissement et de commerce. Ce rapprochement stratégique vise à sécuriser l'accès aux ressources minières, numériques et énergétiques camerounaises, tout en contrant l'influence chinoise. Pour la première économie de la CEMAC, cette ouverture américaine pourrait catalyser des investissements majeurs dans les secteurs clés, renforçant son attractivité auprès des investisseurs internationaux.
Le Nigeria franchit une étape clé vers la modernisation de son système d'adressage. Le National Addressing Council (NAC) a ratifié le 24 août un cadre préliminaire visant à créer une base nationale d'adresses numérisée. Ce dispositif devrait améliorer l'accès aux services publics, la logistique et le commerce électronique. Pour les investisseurs, cela représente une opportunité dans les secteurs de la fintech, de la logistique et des services numériques, en facilitant la livraison et l'identification des clients. Le projet s'inscrit dans la stratégie de digitalisation du pays, avec des retombées potentielles sur l'inclusion financière et la croissance du e-commerce.