Le projet aurifère Kada, en Guinée, voit ses ressources minérales bondir à 2,08 millions d'onces, soit une hausse de 125% par rapport aux 923 000 onces précédentes. L'opérateur Asara Resources a annoncé cette progression le 31 août, renforçant la viabilité d'une future mine industrielle. Cette annonce pourrait attirer des investisseurs miniers et stimuler le secteur aurifère guinéen, encore dominé par l'artisanat. Le développement de Kada s'inscrit dans la stratégie de diversification de la production industrielle du pays, aux côtés de la mine Siguiri. Les acteurs du marché suivront de près les prochaines étapes, notamment les études de faisabilité et les financements.
AFG Bank Côte d'Ivoire et Endeavour Mining ont signé une convention pour l'indemnisation des communautés affectées par le projet aurifère d'Assafo-Dibibango, à Tanda. Plus de 1 150 bénéficiaires recevront une compensation dans le cadre d'un programme doté de plus de 28 milliards de FCFA. Cet accord illustre l'engagement des acteurs miniers envers les communautés locales et renforce la responsabilité sociale des entreprises. Le projet aurifère, porté par Endeavour, est un actif stratégique pour la production d'or en Côte d'Ivoire, et cette convention facilite son développement tout en assurant une répartition équitable des bénéfices.
Plus de deux semaines après l'éboulement meurtrier du 18 août à Zamboï, en Centrafrique, qui a fait 49 morts selon le bilan officiel, les autorités maintiennent la fermeture du chantier aurifère. Cette décision paralyse l'économie locale, fortement dépendante de l'extraction d'or, à la frontière avec le Cameroun. Les témoins évoquent un bilan plus lourd et des disparus. L'arrêt des activités minières affecte les commerces, les services et les moyens de subsistance de milliers de personnes. Cette situation soulève des risques de tensions sociales et de pertes économiques significatives pour la région de la Nana-Mambéré.
La junior minière canadienne Avanti Gold a annoncé le 30 août une levée de fonds de 35 millions de dollars canadiens (25,1 millions USD) pour financer le développement de son projet aurifère Misisi en RDC. Cette opération soutiendra les travaux préparatoires à l'évaluation économique préliminaire. Le projet Misisi s'inscrit dans la filière aurifère congolaise, aux côtés du complexe Kibali. Cette levée de fonds représente une opportunité d'investissement dans le secteur minier africain, avec un impact potentiel sur la production d'or de la région.
Le géant minier QMM, filiale de Rio Tinto, a suspendu vendredi l'activité de sa mine d'ilménite près de Fort-Dauphin, après trois semaines de blocage par des agriculteurs. Ceux-ci dénoncent des inondations de leurs terres et l'absence de paiement de dommages et intérêts ordonné par la justice malgache. L'ONG Transparency International soutient les plaignants. Cette suspension affecte la deuxième plus grande mine de Madagascar, un actif clé pour l'économie locale, et soulève des risques opérationnels et juridiques pour l'investisseur.
Le Mali a officialisé le 28 août la prise de contrôle par la SOPAMIM des 35% détenus par l'État et des investisseurs nationaux dans la mine d'or de Kobada. Cette décision renforce la souveraineté minière du pays et s'inscrit dans la nouvelle politique de contrôle des ressources aurifères. La SOPAMIM, société de participation minière, gérera désormais ces parts, consolidant la présence de l'État dans un secteur clé. Cette mesure pourrait influencer les investissements étrangers et la gouvernance du secteur minier au Mali, avec des implications pour les partenaires internationaux.
En Côte d'Ivoire, la lutte contre l'orpaillage clandestin s'intensifie, et le secteur de la petite mine légale se positionne comme une alternative économique viable. Cette tendance pourrait structurer le secteur minier artisanal, attirer des investissements formels et améliorer les recettes fiscales de l'État. Les acteurs locaux et internationaux sont appelés à soutenir cette formalisation, qui vise à réduire l'impact environnemental et social de l'exploitation illégale. Le gouvernement ivoirien mise sur ce secteur pour diversifier l'économie et créer des emplois durables.
Le Cadastre minier (CAMI) de la RDC a publié une liste d'arrêtés de déchéance signés le 14 juillet 2026, retirant 46 titres miniers à Kwango Mines. Cette mesure s'inscrit dans la politique d'assainissement du secteur minier congolais, qui a déjà récupéré plus de 50 000 km² de périmètres depuis 2023. La perte de ces titres pourrait affecter les opérations de la société et réduire son portefeuille, avec des implications pour les investisseurs et les partenaires. Le gouvernement congolais intensifie la lutte contre les détenteurs de titres inactifs, ce qui pourrait créer des opportunités pour de nouveaux entrants.
Le groupe sud-africain Valterra Platinum (ex-Anglo American Platinum) a signé une feuille de conditions contraignante pour l'achat de concentré de métaux du groupe du platine (MGP) auprès de la future mine Karo, au Zimbabwe. Annoncé le 27 août 2026, cet accord sécurise les débouchés commerciaux du projet avant son entrée en production, réduisant les incertitudes et garantissant des revenus futurs. Cet engagement renforce la viabilité du projet Karo, un actif stratégique pour le Zimbabwe, et illustre la dynamique d'investissement dans le secteur minier africain.
La mine d'or Tarkwa, l'une des plus grandes du Ghana, a produit 192 000 onces au premier semestre 2026, en baisse de 18% sur un an. Cette contre-performance, annoncée par l'opérateur sud-africain Gold Fields, survient alors que l'avenir du projet est incertain : les concessions minières expirent en avril 2027. Le groupe attend une décision d'Accra pour lever l'incertitude. Cette baisse de production pourrait affecter les revenus miniers du Ghana et les cours de l'or, un secteur clé pour l'économie du pays.
Un éboulement survenu le 18 août sur un site minier à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique a causé la mort d'au moins 100 personnes. Ce drame met en lumière les dérives du secteur de l'orpaillage au Cameroun, où le contrôle est jugé défaillant. L'événement pourrait entraîner une révision des réglementations minières et une intensification des contrôles, affectant les opérateurs du secteur aurifère dans la région.