Le groupe immobilier marocain Addoha annonce un potentiel de projets de 2,27 milliards de dollars en Côte d'Ivoire, confirmant l'attractivité du marché ivoirien du logement et du BTP. Cette enveloppe, portée par la demande croissante de logements à Abidjan et dans les grandes villes, positionne le promoteur comme un acteur majeur de la filière construction en zone UEMOA. L'opération pourrait stimuler les investissements directs étrangers, les partenariats avec les banques locales et l'activité des matériaux de construction. Les investisseurs BRVM et les opérateurs du BTP suivront l'avancement des projets et les modalités de financement.
Le milliardaire nigérian Aliko Dangote a posé le 30 septembre la première pierre d'une raffinerie de pétrole au Kenya, un investissement de 16 milliards USD (environ 9 600 milliards FCFA). Le projet, porté par le groupe Dangote, vise à renforcer la capacité de raffinage en Afrique de l'Est et à réduire la dépendance régionale aux importations de produits pétroliers. Il s'inscrit dans la stratégie d'expansion continentale du groupe après la mise en service de la raffinerie de Lekki au Nigéria. L'opération pourrait redessiner les flux d'approvisionnement en carburants en Afrique de l'Est et peser sur les équilibres énergétiques régionaux.
La Tanzanie prévoit de mobiliser 7 000 milliards de shillings, soit environ 2,6 milliards de dollars, d'ici 2031 pour renforcer ses infrastructures et ses capacités numériques. L'annonce a été faite le lundi 28 septembre à Helsinki, en marge d'un événement de promotion des investissements, alors que les autorités avaient déjà engagé en août une révision de plusieurs lois clés pour améliorer l'attractivité du pays. Cette enveloppe, encore à lever, cible la transformation numérique et ouvre des opportunités aux opérateurs télécoms, fournisseurs de datacenters et investisseurs technologiques intéressés par l'Afrique de l'Est.
Le 23 septembre 2026, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le président Bassirou Diomaye Faye a présidé la signature d'un protocole d'accord entre la Société africaine de raffinage (Sar) et la turque Yamata. Le projet porte sur une deuxième raffinerie de 4 millions de tonnes par an, capable de traiter le brut de Sangomar, pour un investissement de 2 à 3 milliards de dollars, et sur la modernisation de la raffinerie de Mbao (300 à 500 millions de dollars). Yamata assurera ingénierie, achats, construction et financement, sans garantie souveraine de l'État. Le Sénégal, producteur de pétrole depuis 2024, vise la couverture intégrale de ses besoins et des excédents pour la sous-région.
Congo Terminal, filiale d'Africa Global Logistics (AGL), poursuit la construction du Môle Est au port de Pointe-Noire, lancée en 2024. L'infrastructure, dont la mise en exploitation est prévue au premier semestre 2027, augmentera les capacités d'accueil et de traitement des conteneurs avec des équipements de manutention entièrement électriques. Doté d'un tirant d'eau de -17 mètres, le terminal pourra recevoir des porte-conteneurs de grande capacité, jusqu'à 400 mètres de longueur et 24 000 EVP. Ce projet renforce la position logistique du Congo sur le corridor d'Afrique centrale et soutient les échanges commerciaux de la zone CEMAC.
La Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a signé un accord de financement de 10 milliards FCFA avec la Banque de l'Habitat de Côte d'Ivoire (BHCI) le 2 septembre 2026. Cette ligne de crédit vise à soutenir le financement du logement et à renforcer l'accès aux ressources financières des PME/PMI de la chaîne de valeur immobilière. Le secteur immobilier ivoirien, en pleine expansion, bénéficiera d'un appui significatif pour répondre à la demande croissante. Cet accord s'inscrit dans la stratégie de la BIDC pour promouvoir le développement économique régional et améliorer les conditions de vie.
Africa Finance Corporation (AFC) et la société saoudienne Vision Invest s'associent pour injecter 300 millions de dollars (environ 180 milliards FCFA) dans des projets d'infrastructure de connectivité à travers l'Afrique. Cet investissement vise à améliorer les réseaux numériques et de transport, stimulant ainsi l'intégration régionale et la croissance économique. Pour l'Afrique de l'Ouest, cela pourrait se traduire par de nouvelles opportunités dans les télécoms et le BTP, renforçant l'attractivité de la zone UEMOA. Les détails sur les pays ciblés et le calendrier restent à préciser, mais cette annonce marque un engagement majeur du secteur privé dans les infrastructures continentales.
Huawei a lancé le 27 août à Lagos une infrastructure cloud dédiée à l'IA agentique, visant à permettre aux entreprises et administrations nigérianes de développer et déployer des solutions d'IA. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie du groupe chinois après son cloud hyperscale de 2024, et répond à la nouvelle politique nationale du cloud numérique et au projet de cloud souverain du gouvernement fédéral. Le déploiement renforce la position de Huawei sur le marché africain du cloud, estimé à plusieurs milliards de dollars, et offre des opportunités pour les entreprises locales cherchant à moderniser leurs infrastructures numériques.
La Guinée a lancé le 24 août la construction de l'autoroute Coyah-Kindia-Mamou, un tronçon de 170 km du corridor Sud. Ce projet vise à soutenir l'essor minier et à désenclaver les régions intérieures. Il s'agit d'une infrastructure majeure qui devrait faciliter le transport des marchandises et des personnes, stimulant ainsi l'économie locale et régionale. Les travaux s'inscrivent dans une stratégie plus large de développement des infrastructures routières du pays, avec des retombées attendues sur les secteurs minier, agricole et commercial.