L'Éthiopie a inauguré le 10 octobre sa première raffinerie d'or, marquant une nouvelle étape dans la course régionale pour capter le commerce du métal jaune en Afrique de l'Est. Addis-Abeba, qui a vu ses exportations aurifères progresser ces derniers mois, veut transformer et réexporter l'or extrait ailleurs afin de générer une activité taxable sur son territoire, à l'image du Rwanda et de l'Ouganda. Cette stratégie de valeur ajoutée locale pourrait redessiner les flux d'or brut dans la Corne de l'Afrique et concurrencer les hubs de transformation existants. Pour les investisseurs, elle signale l'émergence d'un pôle aurifère est-africain, avec des opportunités dans le raffinage, la logistique et les services financiers liés au métal précieux.
La BCEAO rapporte que les échanges commerciaux entre les huit pays de l'UEMOA ont atteint 1485,7 milliards FCFA au deuxième trimestre 2026, en hausse de 11,8% sur un an. Malgré cette progression, le commerce intra-communautaire ne représente que 16,5% des échanges totaux de la zone, confirmant une dépendance persistante vis-à-vis des partenaires extérieurs. L'offre régionale reste concentrée sur l'axe Côte d'Ivoire-Sénégal. Ce chiffre illustre les limites de l'intégration commerciale malgré l'existence du tarif extérieur commun et de la libre circulation des marchandises au sein de l'union monétaire.
Afreximbank a signé le 5 octobre un accord d'agence avec l'East African Business Council (EABC) pour connecter les entreprises est-africaines à sa plateforme numérique Africa Trade Gateway (ATG). L'objectif est de faciliter l'identification de partenaires commerciaux et l'accès aux services de financement du commerce. Le commerce intrarégional de la Communauté d'Afrique de l'Est ne représente que 12,5% des échanges totaux en 2025, un niveau encore faible malgré sa progression. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie de la banque panafricaine visant à digitaliser les flux commerciaux et à renforcer l'intégration économique du continent.
Depuis 2019, les échanges commerciaux ont repris entre le nord du Nigéria et l'Extrême-Nord camerounais, portés par la sécurisation progressive du corridor. Les transporteurs circulent à nouveau et les recettes douanières repartent à la hausse, après des années d'interruption liées à l'insécurité. Ce rétablissement des flux profite aux deux pays, le Nigéria demeurant un partenaire commercial majeur du Cameroun. La reprise reste toutefois fragile et dépend du maintien des dispositifs sécuritaires. Pour les opérateurs logistiques et les importateurs de la zone, cette réouverture constitue un signal positif sur la normalisation progressive des échanges dans le bassin du lac Tchad.
La Mauritanie prépare un système national d'adressage numérique, en amont de l'adoption de sa Stratégie nationale du commerce électronique. Le dispositif vise à faciliter la localisation des destinataires et la livraison des colis, deux maillons faibles du commerce en ligne. Le marché africain du e-commerce devrait passer de 55 milliards de dollars en 2024 à 112,73 milliards en 2029, selon TechCabal Insights. Une première version pilote est attendue, sans calendrier de déploiement national précisé à ce stade.
Le Brésil a atteint son quota annuel d'exportation de viande bovine vers la Chine, déclenchant l'application de surtaxes sur ses volumes excédentaires, après l'Australie dans la même situation. Pékin avait instauré ce mécanisme en début d'année pour protéger sa filière nationale. Cette saturation rebat les cartes du commerce mondial de la viande : les fournisseurs africains, notamment le Niger, le Tchad et le Soudan, pourraient capter une demande chinoise croissante si leurs capacités d'exportation et leurs certifications sanitaires le permettent. Les opérateurs du secteur suivent de près l'évolution des prix et l'éventuelle redistribution des parts de marché entre exportateurs.
La BCEAO rapporte que les échanges commerciaux entre les huit pays de l'UEMOA ont atteint 1 485,7 milliards FCFA au deuxième trimestre 2026, confirmant la progression de l'intégration régionale. Cette dynamique reste toutefois freinée par la faiblesse des infrastructures de transport, les barrières non tarifaires persistantes et la dépendance des économies membres aux exportations de matières premières brutes. Pour les opérateurs, ce chiffre signale un marché régional en construction, porteur d'opportunités dans la logistique, la distribution et les services financiers transfrontaliers, notamment pour les banques et fintechs capables de capter les flux de paiement liés à ces échanges.
Afreximbank et Africa Trading and Distribution Company (ATDC) ont signé le 21 septembre une facilité de crédit de 500 millions de dollars pour financer les opérations de négoce et de distribution sur le continent et à l'international. L'enveloppe doit renforcer la capacité d'ATDC à regrouper les marchandises et à les acheminer vers les marchés régionaux, alors que le financement demeure un frein majeur au commerce intra-africain. Cette opération s'inscrit dans la stratégie d'Afreximbank de soutien à la ZLECAf et à l'intégration commerciale, avec un effet attendu sur les chaînes logistiques ouest-africaines et les filières d'exportation.
Afreximbank a conclu un accord de 500 millions USD avec Africa Trading and Distribution Company (ATDC), plateforme panafricaine dédiée au commerce et à la distribution. Ce financement vise à renforcer les chaînes d'approvisionnement intra-africaines et à soutenir les échanges commerciaux sur le continent. L'opération s'inscrit dans la stratégie de la banque multilatérale d'accroître les flux commerciaux africains et de réduire la dépendance aux circuits extra-continentaux. Elle bénéficiera aux opérateurs de distribution et importateurs à travers plusieurs régions, notamment en zone UEMOA et CEMAC. Le montant confirme la montée en puissance des instruments de financement commercial panafricains.
Le Bénin et le Nigeria ont lancé l'interconnexion de leurs systèmes douaniers au poste-frontière de Sèmè-Kraké, permettant un échange de données en temps réel entre les deux administrations. Le projet pilote a été inauguré le vendredi 11 septembre par les directeurs généraux des douanes Raouf Malèhossou Aboudou (Bénin) et Bashir Adewale Adeniyi (Nigeria). Cette digitalisation vise à alléger les procédures, réduire les délais de passage et fluidifier le commerce bilatéral, alors que le Nigeria demeure le premier partenaire commercial informel du Bénin. L'enjeu est majeur pour les corridors logistiques vers le port de Cotonou et pour la lutte contre la fraude douanière dans la sous-région.
Afreximbank et ZEP-RE, réassureur panafricain basé à Nairobi, annoncent un programme conjoint de renforcement des compétences en commerce international et gestion des risques, destiné aux professionnels du continent. L'initiative vise à combler le déficit d'expertise qui freine le développement du commerce intra-africain, alors que la ZLECAf doit intensifier les échanges entre les 54 pays membres. Les deux institutions n'ont pas précisé l'enveloppe financière ni le nombre de bénéficiaires visés. Le programme s'inscrit dans la stratégie d'Afreximbank de soutenir les capacités institutionnelles du continent et pourrait profiter aux opérateurs de la zone UEMOA, notamment aux banques et assureurs impliqués dans le financement du commerce.
L'agence de notation S&P Global projette que les exportations d'or du Tchad atteindront près de 2 milliards de dollars en 2026, un niveau qui confirmerait la montée en puissance du secteur aurifère dans l'économie tchadienne. Cette prévision intervient alors que le pays, membre de la CEMAC, cherche à diversifier ses revenus au-delà du pétrole, dont les recettes restent volatiles. Le Tchad a intensifié ces dernières années l'exploitation artisanale et semi-industrielle de l'or, notamment dans les régions du Tibesti et de l'Ennedi. Si elle se matérialise, cette performance placerait l'or parmi les premiers postes d'exportation du pays et renforcerait les réserves de change de la BEAC.
Une analyse de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) alerte sur la vulnérabilité du financement des échanges face à un choc de volatilité sur les marchés financiers, avec une contraction potentielle des flux commerciaux mondiaux de 3,3%. Le financement du commerce, maillon essentiel des chaînes d'approvisionnement, reste exposé aux tensions monétaires et aux resserrements de crédit. Pour les économies UEMOA et CEMAC, dépendantes des exportations de cacao, coton, or et pétrole, ce risque pèserait sur les capacités d'import-export des opérateurs et sur les lignes de crédit documentaire des banques locales. Les institutions financières régionales doivent anticiper un renchérissement du coût du financement des transactions internationales.
Le groupe sud-africain Shoprite a annoncé le 20 août l'acquisition de la chaîne de cafés Vida e Caffè, une opération encore soumise aux autorisations réglementaires et attendue effective durant l'exercice financier en cours. Ce rachat marque un changement de stratégie pour le distributeur, qui s'était retiré de plusieurs marchés africains ces dernières années pour recentrer ses supermarchés sur l'Afrique australe. En diversifiant son modèle hors de la grande distribution alimentaire, Shoprite cherche de nouveaux relais de croissance sur le continent. L'opération reste de taille modeste face aux grands mouvements de consolidation du secteur, mais elle signale un retour prudent du groupe sur les marchés africains qu'il avait délaissés.
La Chambre ivoirienne de commerce et d'industrie Côte d'Ivoire-Europe, créée il y a un an, intensifie ses efforts pour faciliter l'accès des entreprises ivoiriennes au marché européen. Les obstacles incluent les normes, certifications et difficultés de financement. Cette initiative pourrait stimuler les exportations ivoiriennes vers l'Europe, un partenaire commercial majeur. L'action vise à renforcer la compétitivité des PME locales et à diversifier l'économie. Les retombées potentielles incluent une augmentation des échanges bilatéraux et une meilleure intégration dans les chaînes de valeur mondiales.
La SODECI, cotée à la BRVM, versera le 16 septembre 2026 un dividende brut de 4,725 milliards FCFA au titre de 2025, soit 525 FCFA par action. Le titre sera ex-dividende le 15 septembre, avec une date limite d'achat fixée au 14 septembre. Le résultat net a bondi de 31% à 4,662 milliards FCFA, porté par un chiffre d'affaires en hausse de 10% à 189,4 milliards FCFA. Les investisseurs doivent agir avant le 14 septembre pour bénéficier du dividende.
La Cocoa Marketing Company (CMC), filiale du Ghana Cocoa Board, a lancé le 20 août 2026 à Tema un modèle opérationnel 24h/24 pour fluidifier la chaîne du cacao. Ce dispositif, décliné en trois piliers (Offload 24, Load 24, Export 24), prolonge la réception des fèves, l'approvisionnement des usines locales et la préparation des exportations, alignée sur les horaires des navires. Cette initiative vise à réduire les congestions portuaires et à accélérer les exportations, renforçant la compétitivité du Ghana, premier producteur mondial de cacao, face à la Côte d'Ivoire.