Le Cameroun a enregistré un déficit commercial de 2 145,2 milliards de FCFA en 2025, en hausse de 22,8% par rapport à 2024, selon l'Institut national de la statistique. Ce déficit, équivalant à environ 3,8 milliards USD, représente une augmentation de près de 398 milliards de FCFA (710 millions USD). Cette situation résulte d'une baisse des exportations et d'une hausse des importations, signalant des tensions économiques importantes pour le pays.
Le Togo et le Burkina Faso s'engagent à lever les entraves logistiques et administratives affectant le corridor Lomé-Ouagadougou, essentiel pour le transit sous-régional. Une réunion récente à Lomé a rassemblé les autorités et acteurs du transport pour discuter des solutions visant à réduire les coûts et les délais. Ce corridor de plus de 1000 kilomètres est crucial pour améliorer les échanges commerciaux entre les deux pays. Les initiatives en cours pourraient avoir un impact significatif sur le commerce régional.
L'Égypte enregistre un déficit commercial de 4,8 milliards $ en janvier 2026, en hausse de 15 % par rapport à 4,2 milliards $ en janvier 2025. Cette dégradation est due à une chute des exportations, qui ont diminué de 20,3 %, passant de 4,5 milliards $ à 3,6 milliards $ sur la même période. L'Agence centrale pour la mobilisation publique et les statistiques (CAPMAS) souligne l'impact négatif sur la balance commerciale du pays.
Le gouvernement camerounais prévoit de supprimer presque totalement les subventions aux carburants en 2026, dans le cadre des réformes budgétaires avec le FMI. Cette mesure, intégrée dans la loi de finances 2025/2026, vise à assainir les finances publiques et à libérer des ressources pour des investissements productifs. Les subventions, longtemps perçues comme un amortisseur social, ont pesé sur le budget de l'État, rendant cette réforme cruciale pour la durabilité économique du pays.
L'accord entre la startup sénégalaise Shopmeaway et Amazon marque un tournant pour le commerce numérique en Afrique. Cette collaboration souligne le potentiel de l'Afrique de l'Ouest comme hub stratégique pour la distribution mondiale. Le cadre réglementaire proposé par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pourrait soutenir les PME africaines dans cette transition. Cet événement pourrait transformer le paysage commercial numérique du continent, favorisant une plus grande intégration dans l'économie mondiale.
Lors de la 14e Conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce à Yaoundé, il a été souligné que le commerce des services, représentant plus d'un quart du commerce mondial, progresse à un rythme supérieur à celui des biens. Cependant, les pays en développement, avec seulement 16 % de leurs exportations de services fournies par voie numérique, risquent de rester en marge. Pedro Manuel Moreno de la CNUCED a averti que cette fracture numérique limite les opportunités pour les jeunes dans ces économies.
La conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce à Yaoundé s'est conclue sans accords sur des dossiers cruciaux, marquant un revers pour le commerce mondial. L'expiration du moratoire sur les droits de douane liés à l'e-commerce pourrait avoir des répercussions significatives sur les échanges commerciaux. Les acteurs du secteur doivent surveiller les développements futurs et les impacts potentiels sur le commerce régional.
À Yaoundé, Aïssatou Diallo, Directrice exécutive du Cadre intégré renforcé, a annoncé la nécessité de mobiliser 200 millions de dollars pour lancer la phase III du programme. Ce cadre, soutenu par l'Organisation mondiale du commerce depuis 1998, vise à renforcer l'aide au commerce pour les pays les moins avancés. L'initiative est cruciale pour améliorer l'intégration économique de ces nations dans le commerce mondial.
Le Nigeria a lancé le 24 mars la 'Fenêtre unique nationale', un outil numérique visant à moderniser le commerce. Cette initiative vise à réduire les coûts et à améliorer l'efficacité des activités commerciales dans le pays, qui souffre encore d'un manque de numérisation. Les autorités espèrent que cette plateforme facilitera l'accès à l'information pour les entreprises, renforçant ainsi le poids économique du Nigeria en Afrique.
Le Nigeria a lancé le 24 mars 2026 son guichet unique national, 'National Single Window', pour moderniser les échanges commerciaux. Cette réforme, pilotée par le ministère des Finances, vise à centraliser les services des agences publiques afin de simplifier les procédures d'importation et d'exportation. Cette initiative s'inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures et d'amélioration des performances économiques du pays, renforçant ainsi sa compétitivité sur le marché international.
L'Union européenne a annoncé un financement de 12,7 millions $ pour deux projets en République démocratique du Congo, visant à fluidifier les échanges commerciaux et à renforcer les compétences numériques des jeunes. Le premier projet, d'un montant de 6 millions d'euros, se concentre sur l'amélioration des infrastructures le long du corridor de Lobito. Ce programme est essentiel pour favoriser l'emploi des jeunes dans la région. Les projets ont été lancés à Kolwezi, dans le sud-est du pays.
Le Ghana remplace son programme de subvention des engrais par une distribution gratuite pour les agriculteurs en 2026. Cette décision, annoncée par le président John Dramani Mahama le 21 mars, vise à accroître l'utilisation d'engrais dans le pays, déjà parmi les plus élevés en Afrique subsaharienne. Ce changement pourrait avoir un impact significatif sur la production agricole et les revenus des agriculteurs ghanéens.
Le Burkina Faso a suspendu ses exportations de tomates fraîches depuis le 16 mars 2026, une décision visant à sécuriser l'approvisionnement du marché local. La tomate, légume largement cultivé en Afrique de l'Ouest, est souvent échangée par des circuits informels. Cette mesure pourrait avoir des implications sur le commerce intra-régional, affectant les flux commerciaux dans la sous-région. Les autorités cherchent à réguler le marché face à une demande croissante.
La Commission de la CEMAC met en place un mécanisme de collecte de données sur le commerce informel pour mieux évaluer l'économie transfrontalière. Un atelier régional se déroule à Douala du 16 au 19 mars pour renforcer les capacités statistiques. Ce projet vise à améliorer la qualité des données sur les échanges commerciaux dans la sous-région, un enjeu crucial pour la planification économique et le développement des politiques commerciales.
United Bank for Africa (UBA) et British International Investment (BII) ont signé une lettre d'intention pour explorer des opportunités de financement du commerce en Afrique. Cette initiative vise à réduire le déficit commercial de 80 milliards de dollars qui freine les échanges sur le continent. L'accord pourrait faciliter l'accès au financement pour les entreprises africaines, stimulant ainsi le développement économique régional. Les deux institutions cherchent à renforcer leur collaboration pour soutenir la dynamique commerciale en Afrique.
Le Sénégal a lancé une nouvelle politique industrielle et commerciale visant à dynamiser le secteur. Ce projet, soutenu par le ministère de l'Industrie et du Commerce, devrait favoriser l'innovation et la compétitivité des entreprises locales. Les réformes envisagées incluent des mesures pour améliorer l'environnement des affaires et attirer des investissements. Cette initiative est cruciale pour le développement économique du pays et pour répondre aux défis actuels du marché.
La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, fait face à des tensions logistiques concernant l'écoulement de sa campagne. Lors d'une réunion le 19 mars 2025, l'Organisation interprofessionnelle agricole café-cacao a révélé que sur 100 000 tonnes de stocks, environ 37 774 tonnes ont été évacuées, avec 13 000 tonnes en traitement dans les ports. Ces défis logistiques soulignent l'importance d'une gestion efficace des stocks pour maintenir la position de leader du pays sur le marché mondial.
Woolworths, enseigne sud-africaine de grande distribution, a signé un accord pour racheter son fournisseur in2food Holdings. Cette acquisition s'inscrit dans une stratégie visant à renforcer l'intégration de sa chaîne d'approvisionnement, améliorer l'efficacité opérationnelle et réduire les risques logistiques. L'annonce a été faite le 17 mars, soulignant l'importance croissante de l'intégration verticale dans le secteur de la grande distribution en Afrique du Sud.
Ismahill Diaby, Vice-Président Directeur Général Afrique de l’Ouest Francophone et Lusophone chez Visa, souligne que l'avenir du commerce en Afrique de l'Ouest et Centrale repose sur la tokenization. Cette technologie, bien que discrète, redéfinit la confiance et la sécurité dans les paiements. Les transformations dans ce secteur pourraient avoir un impact significatif sur les transactions commerciales à grande échelle, mais nécessitent une attention continue des acteurs économiques. La tokenization pourrait ainsi devenir un levier essentiel pour le développement commercial dans la région.
British International Investment et Deutsche Bank ont lancé un programme de 150 millions de dollars pour renforcer le financement du commerce en Afrique. Ce partenariat vise à atténuer le déficit annuel de 100 milliards de dollars identifié par Afreximbank, en ciblant des marchés souvent jugés risqués ou insuffisamment desservis. Cette initiative pourrait transformer les opportunités commerciales sur le continent.
En novembre 2025, le Sénégal a enregistré une contraction du chiffre d'affaires dans le commerce et les services, avec une baisse de 3,8% pour le commerce et de 1,6% pour les services. Les secteurs les plus touchés incluent l'enseignement (-17,9%) et les activités scientifiques et techniques (-14,9%). En revanche, certaines branches comme la santé humaine et l'action sociale ont progressé de 28,5%. Ces données soulignent des défis économiques importants pour le pays, en attendant les chiffres de décembre.
L'industrie automobile sud-africaine subit les conséquences de la volatilité économique mondiale, perdant sa position de premier exportateur automobile en Afrique au profit du Maroc. Les droits de douane imposés par les États-Unis et la concurrence accrue des véhicules chinois importés affectent la production nationale. Ce contexte souligne les défis structurels auxquels le secteur est confronté, nécessitant une attention stratégique pour maintenir sa compétitivité sur le marché international.
L'Égypte a obtenu l'accès officiel au marché du Panama pour l'importation de ses agrumes, incluant oranges, citrons, mandarines et pamplemousses. Annoncée le 8 mars 2026, cette avancée souligne la conformité des protocoles phytosanitaires égyptiens avec les normes panaméennes. Ce succès ouvre de nouvelles opportunités commerciales pour l'Égypte en Amérique latine, renforçant ainsi ses exportations agricoles. Les autorités égyptiennes espèrent que cet accord stimulera les échanges commerciaux dans la région.
Le groupe sénégalais EDK a acquis huit magasins Carrefour et Supeco précédemment gérés par CFAO, marquant une évolution significative dans le secteur de la grande distribution au Sénégal. Cette opération pourrait permettre à EDK de renforcer sa position face à Auchan, actuellement en difficulté en France. Le développement du marché local de la grande distribution est en pleine mutation, avec des enjeux de compétitivité croissants. Cette acquisition pourrait influencer les parts de marché dans les mois à venir.
Au troisième trimestre 2025, le commerce total de la Communauté de l'Afrique de l'Est a atteint 40,3 milliards de dollars, marquant une hausse de 21,9 % par rapport à l'année précédente. Les exportations ont connu une forte progression de 32,3 %, tandis que le déficit commercial a diminué, passant de 3,4 milliards à 1 milliard de dollars. Cette annonce a été faite lors de la 59e réunion extraordinaire du Conseil des ministres de la CAE, tenue le 6 mars 2026.
Le gouvernement du Niger a résilié les conventions d'établissement de trois sociétés d'affinage d'or, à savoir Comini Sarl, Afrior SA et Ecomine SA, lors d'un Conseil des ministres le 3 mars 2026. De plus, la demande de prolongation des permis pétroliers de Savannah Energy a été rejetée. Ces décisions sont perçues comme des actes de souveraineté dans un contexte de tensions entre l'État et les opérateurs étrangers sur les ressources naturelles du pays.
Ceca-Gadis, le principal distributeur au Gabon, fait face à une baisse de ses résultats financiers et à une réduction de son réseau de distribution. La concurrence croissante dans le secteur de la grande distribution met l'entreprise sous pression, soulevant des inquiétudes quant à sa viabilité future. Cette situation pourrait avoir des implications significatives pour le marché local et les consommateurs. Les acteurs du secteur doivent surveiller l'évolution de cette situation.
En décembre 2025, le secteur du commerce en Côte d'Ivoire a affiché une croissance de 16,4%, témoignant d'une dynamique commerciale robuste. Ce chiffre indique une amélioration significative par rapport aux années précédentes, renforçant les perspectives économiques du pays. Les acteurs du secteur doivent surveiller cette tendance pour saisir d'éventuelles opportunités d'investissement. Les données précises sur le chiffre d'affaires et les segments de marché pourraient enrichir l'analyse future.
L'Angola a inauguré le nouveau poste frontalier de Luvo, visant à améliorer la compétitivité des échanges intra-africains dans le cadre de la ZLECAf. Cette modernisation est essentielle pour réduire les goulots d'étranglement logistiques et renforcer les chaînes d'approvisionnement régionales. Avec cette initiative, l'Angola cherche à capter davantage de valeur dans le commerce avec la République Démocratique du Congo. Des investissements dans les infrastructures sont cruciaux pour dynamiser le commerce entre les deux pays.
Au 4e trimestre 2025, la Côte d'Ivoire a enregistré un excédent commercial de plus de 2 100 milliards FCFA, marquant une hausse de 12% par rapport à l'année précédente. Cette performance témoigne d'une dynamique positive dans les échanges extérieurs du pays, renforçant sa position sur le marché international. Les secteurs clés contribuant à cette croissance sont à surveiller pour des opportunités d'investissement.