Le Gabon, sous la direction de Brice Clotaire Oligui Nguema, s'engage dans une initiative pour renforcer sa souveraineté alimentaire. Ce projet vise à stimuler la production locale dans des secteurs clés tels que l'agriculture, les mines et le BTP, afin de diminuer la dépendance aux importations. Cette démarche s'inscrit dans une stratégie plus large de diversification économique et de croissance durable, avec un accent sur l'autosuffisance alimentaire. Le succès de cette initiative pourrait transformer le paysage économique gabonais.
Le Sénégal participe au Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest, avec un investissement de 200 millions de dollars (130 milliards FCFA) approuvé par la Banque mondiale. Ce programme, qui inclut sept pays de la région, vise à améliorer la sécurité alimentaire face aux défis climatiques et économiques. Plus de 600 000 bénéficiaires, dont 40% de femmes, sont attendus. La session d'information tenue à Dakar le 20 mai 2026 a rassemblé des journalistes pour sensibiliser sur les enjeux de cette initiative régionale. Le programme se déroule sur six ans.
Le Ghana, dont le secteur de la pêche représente 4 % du PIB et soutient près de 10 % de la population, s'engage à respecter l'accord de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les subventions à la pêche. Le 18 mai, le ministère de la Pêche et de l'Aquaculture a lancé un projet de trois ans pour améliorer la gestion des ressources halieutiques, face à la menace de la pêche illégale. Cette initiative vise à assurer la durabilité des ressources maritimes du pays.
NMB Bank Plc a sécurisé un financement de 80 millions de dollars avec British International Investment et Norfund pour améliorer l'accès au crédit des petites et moyennes entreprises ainsi que des acteurs du secteur agricole en Tanzanie. Ce financement vise à surmonter les obstacles liés aux taux d'intérêt élevés et à l'insuffisance des garanties, alors que les PME représentent environ 35 % du PIB tanzanien. Cette initiative pourrait stimuler la croissance économique dans le pays.
L'Égypte a signé un accord de prêt de 1,5 milliard $ avec la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC) pour renforcer sa sécurité alimentaire et énergétique. Cet accord s'inscrit dans un cadre plus large d'une ligne de crédit pouvant atteindre 6 milliards $ sur cinq ans. Le gouvernement égyptien a souligné l'importance de ce financement pour soutenir les infrastructures essentielles du pays. Ce développement pourrait avoir des répercussions significatives sur l'économie égyptienne et attirer davantage d'investissements dans le secteur.
Lors du Sommet Africa Forward à Nairobi, la France a lancé Farm+, une initiative visant à renforcer la sécurité alimentaire en Afrique face aux tensions mondiales. Proparco, en charge du volet privé, ambitionne de mobiliser davantage de capitaux privés pour soutenir les PME agricoles et les agro-industries. Cette initiative fait suite à Farm, qui a déjà mobilisé environ 200 millions d'euros par an. La hausse des prix de l'énergie et des engrais menace les campagnes agricoles, soulignant l'urgence d'un financement accru dans un secteur représentant 20 % du PIB africain.
La Société financière internationale (SFI) prévoit d'accorder un prêt de 40 millions de dollars au groupe agro-industriel Carrinho Empreendimentos en Angola. Cet investissement s'inscrit dans la stratégie « Angola 2050 », visant à promouvoir l'agriculture et l'élevage comme moteurs de croissance économique durable. La décision finale sera prise par le conseil d'administration de la SFI le 15 juin. Ce financement pourrait renforcer la chaîne de valeur agroalimentaire du pays.
Ecobank et l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA) ont signé un partenariat stratégique lors du sommet Africa Forward à Nairobi, visant à financer les chaînes de valeur agricoles et les PME agroalimentaires. Parallèlement, Proparco a annoncé un protocole de 300 millions d'euros avec Ecobank pour soutenir le commerce agricole en Afrique. Ce partenariat est crucial pour combler le déficit de financement dans le secteur agricole, touchant ainsi de nombreux producteurs africains.
Apollo Agriculture a réalisé une titrisation de créances de 276 millions de shillings kényans (environ 2,1 millions $) pour financer 24 000 agriculteurs au Kenya. Cette opération, intégrant 22 % de primo-emprunteurs, marque une avancée significative dans le financement agricole en monnaie locale. Annoncée le 6 mai, elle vise à soutenir l'achat de semences et d'engrais, renforçant ainsi le secteur agricole dans l'une des principales économies d'Afrique de l'Est.
Proparco et Ecobank Transnational Incorporated ont signé un protocole d'accord de 352 millions $ pour soutenir l'agriculture en Afrique, lors du sommet Africa Forward à Nairobi. Cet accord vise à mobiliser des financements pour le secteur agricole, qui souffre d'un déficit de 170 milliards $ selon la SFI. Cette initiative illustre la stratégie de Proparco de substituer la garantie publique au prêt direct pour maximiser l'effet de levier sur les investissements privés.
La Société de développement du coton (Sodecoton) du Cameroun prévoit une production de 440.000 tonnes de coton graine pour la campagne 2025-2026, marquant une augmentation de 100.000 tonnes par rapport à l'année précédente. Si cet objectif est atteint, cela constituerait un record historique pour la filière cotonnière camerounaise, dépassant pour la première fois le seuil des 400.000 tonnes. Cette ambition souligne l'importance croissante de l'agriculture dans l'économie camerounaise.
Le Cameroun, producteur de pétrole, fait face à des défis liés à la fermeture du détroit d'Ormuz, affectant sa sécurité alimentaire. Le pays importe la totalité de son carburant, n'ayant pas de capacité de raffinage. Hiram Samuel Iyodi, homme d'affaires et ancien candidat à la présidentielle, souligne les implications économiques de cette situation. Le contexte géopolitique actuel pourrait influencer les prix et l'approvisionnement en produits alimentaires au Cameroun.
La Tanzanie, deuxième producteur africain de noix de cajou, a enregistré une production record de 617 683 tonnes pour la campagne 2025/2026, marquant une hausse de 16,98 % par rapport à l'année précédente. Cette performance, rapportée par le ministère de l'Agriculture, souligne l'engagement du pays à renforcer sa position sur le marché international des anacardes. La filière continue de se développer, contribuant ainsi à l'économie locale.
Le Mozambique a signé un protocole d'accord avec les États-Unis le 29 avril 2026, pour un financement de 537,5 millions de dollars dans le cadre du programme du Millennium Challenge Corporation. Ce partenariat vise à moderniser les infrastructures, soutenir la transformation agricole et renforcer la résilience économique face aux chocs climatiques. Ce projet, appelé « Compact II », fait suite à un premier partenariat établi il y a près de deux décennies, témoignant d'une confiance renouvelée entre les deux nations.
Un don alimentaire de 1,6 milliard de francs CFA (2,44 millions d'euros) de la Chine suscite des débats au Cameroun. Annoncé le 27 avril lors d'une rencontre entre l'ambassadeur chinois et le ministre de l'Administration territoriale, ce geste est perçu par certains comme un acte humanitaire, tandis que d'autres soulèvent des inquiétudes sur ses implications. La controverse met en lumière les tensions entre le gouvernement et des acteurs non étatiques sur la nature de cette aide.
Le gouvernement du Burkina Faso a pris la décision immédiate de suspendre l'importation du riz, une mesure qui pourrait avoir des implications significatives sur le marché local et la sécurité alimentaire. Cette action vise à protéger les producteurs locaux face à la concurrence étrangère. Les acteurs du secteur doivent surveiller les effets de cette décision sur les prix et l'approvisionnement en riz dans le pays. Cette mesure s'inscrit dans un contexte de réformes visant à renforcer l'agriculture nationale.
La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a enregistré une légère hausse de son indice Composite de 0,14%, atteignant 403,93 points, tandis que l'indice BRVM-30 a progressé de 0,70% à 190,82 points. Ces résultats sont influencés par des publications trimestrielles mitigées des valeurs agro-industrielles, indiquant des performances variées dans le secteur. Les investisseurs doivent surveiller ces tendances pour ajuster leurs stratégies d'investissement.
Le Togo a inauguré un Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments le 23 avril 2026, lors des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l'indépendance. Ce laboratoire vise à améliorer le contrôle et l'analyse des aliments, répondant ainsi aux défis de sécurité alimentaire du pays. Le Président Jean-Lucien Savi de Tové a souligné l'importance de cette infrastructure pour renforcer la capacité du Togo à garantir la qualité des produits alimentaires.
Après sept années de sécheresse, le Maroc a enregistré des précipitations exceptionnelles cet hiver, augmentant le taux de remplissage des barrages de 33% à plus de 75%. Lors du salon international de Meknès, le ministère de l'Agriculture a annoncé que la production céréalière pourrait tripler par rapport à l'année précédente, signalant une reprise significative du secteur agricole. Cette évolution pourrait avoir des implications importantes pour la sécurité alimentaire et l'économie du pays.
La 34e conférence de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) à Nouakchott, tenue du 13 au 17 avril, a souligné l'urgence de réinventer le financement agricole en Afrique. Face à une aide internationale en déclin, des solutions comme l'économie bleue, l'innovation numérique et la coopération régionale sont mises en avant pour nourrir le continent. Ces discussions pourraient influencer les stratégies agricoles futures en Afrique de l'Ouest.
Au Ghana, les retards de paiement dans le secteur du cacao menacent une récolte prometteuse, alors que le pays est le deuxième producteur mondial. Les producteurs, confrontés à des conditions climatiques favorables, s'inquiètent de l'impact économique potentiel de ces retards sur leurs revenus. Les acteurs du secteur appellent à des solutions rapides pour éviter une crise plus profonde. Le Ghana, qui dépend fortement des exportations de cacao, pourrait voir ses bénéfices affectés si la situation perdure.
Le 24 avril 2026, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a inauguré le parc agro-industriel de Kolda, financé à hauteur de 2,32 milliards FCFA par la Banque islamique de développement. Ce projet, intégré dans le cadre du Projet Agropole Sud, vise à transformer économiquement le Sud du Sénégal en améliorant la compétitivité des filières agricoles et agroalimentaires. Le parc s'étend sur 15 hectares et comprend des infrastructures logistiques et techniques pour soutenir les PME et les unités de transformation.
À Lomé, la CEDEAO a lancé une rencontre de quatre jours pour évaluer l'impact de ses projets agricoles dans le cadre de la politique agricole ECOWAP. Cette réunion, débutée le 20 avril 2026, vise à mesurer les interventions de l'année 2025 face aux défis de la sécurité alimentaire en Afrique de l'Ouest. Les orientations stratégiques pour l'avenir seront également définies lors de cet événement.
Les matières premières agricoles, notamment le cacao, connaissent une évolution favorable en raison de la baisse du dollar, facilitant ainsi les rachats. Cette tendance est influencée par des facteurs géopolitiques et les fluctuations des devises. Les acteurs du marché doivent surveiller ces dynamiques pour anticiper les mouvements futurs dans le secteur agricole. Le cacao, en particulier, montre des signes de reprise, ce qui pourrait avoir des implications pour les producteurs et les exportateurs en Afrique de l'Ouest.
Le conglomérat industriel Dangote, dirigé par Aliko Dangote, prévoit un plan d'expansion de 40 milliards USD pour renforcer les secteurs de l'énergie et de l'agriculture en Afrique. Ce projet ambitieux vise à transformer le paysage industriel du continent et à stimuler la croissance économique. Les investissements devraient se concentrer sur des infrastructures clés et des technologies innovantes, contribuant ainsi à la création d'emplois et à la durabilité économique. Cette initiative marque une étape significative dans la stratégie de développement de l'entreprise.
La Société de développement du coton (Sodecoton) a annoncé la livraison de 1 000 tonnes de semences améliorées de coton au Kenya pour la campagne 2026-2027. Cette initiative, révélée par M. Nadama, directeur de la production agricole, souligne le renforcement des exportations de la Sodecoton, qui a déjà établi un positionnement solide depuis 2019-2020. Ce développement pourrait ouvrir de nouvelles opportunités commerciales pour la filière coton camerounaise.
L'Égypte prévoit de générer 14 milliards $ de recettes d'exportation alimentaire en 2026, marquant une augmentation de 22 %. Le gouvernement, sous l'impulsion du ministre de l'Agriculture Alaa Farouk, intensifie ses efforts pour accéder à de nouveaux marchés et renforcer la compétitivité de son secteur agroalimentaire. Ce développement positionne l'Égypte parmi les principaux exportateurs de produits alimentaires en Afrique, aux côtés de l'Afrique du Sud et du Maroc.
La Côte d'Ivoire, principal importateur de produits halieutiques en Afrique de l'Ouest, a lancé le Projet de Développement des Chaînes de Valeur Compétitives de l'Aquaculture et de la Pêche Durable (ProDeCAP) le 26 mars 2026. Ce plan quinquennal vise à renforcer les capacités de l'industrie locale, actuellement à 15 % de l'offre domestique, afin de réduire la dépendance aux importations. Le projet bénéficie du soutien de la FAO et s'inscrit dans une stratégie de développement durable.
La Banque Ouest Africaine de Développement a approuvé un financement de 29,7 milliards FCFA pour le Projet de Développement Intégré du Walo, visant à renforcer la sécurité alimentaire et les échanges transfrontaliers en Côte d'Ivoire. Ce projet devrait améliorer l'accès aux ressources alimentaires et soutenir les économies locales, avec un impact significatif sur la région. La décision de la BOAD intervient dans un contexte de besoins croissants en matière de sécurité alimentaire en Afrique de l'Ouest.
Le Sénégal a signé un protocole d'accord avec l'Espagne pour renforcer la coopération dans la lutte contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée. Bien que la pêche représente moins de 5 % du PIB sénégalais, elle emploie plus de 600 000 personnes et est essentielle pour le commerce international. Cet accord vise à protéger les ressources halieutiques du pays face à un défi majeur. L'impact de cette coopération pourrait influencer positivement le secteur maritime.