Barrick Mining a confirmé lundi 5 octobre que la mine d'or North Mara, en Tanzanie, dispose d'un potentiel d'exploitation supplémentaire de 15 ans, plus de 24 ans après sa mise en production commerciale. Reprise par le groupe canadien il y a environ sept ans, l'opération génère des recettes fiscales pour l'État tanzanien, emploie des travailleurs locaux et finance des investissements communautaires. Cette prolongation conforte la position de la Tanzanie comme producteur aurifère majeur d'Afrique de l'Est et sécurise les flux d'exportation d'or du pays.
La Tanzanie prévoit de mobiliser 7 000 milliards de shillings, soit environ 2,6 milliards de dollars, d'ici 2031 pour renforcer ses infrastructures et ses capacités numériques. L'annonce a été faite le lundi 28 septembre à Helsinki, en marge d'un événement de promotion des investissements, alors que les autorités avaient déjà engagé en août une révision de plusieurs lois clés pour améliorer l'attractivité du pays. Cette enveloppe, encore à lever, cible la transformation numérique et ouvre des opportunités aux opérateurs télécoms, fournisseurs de datacenters et investisseurs technologiques intéressés par l'Afrique de l'Est.
Lors du Forum UE-Tanzanie tenu à Helsinki le 29 septembre, la Tanzanie a placé l'attraction d'investissements dans les minerais critiques au cœur de son agenda. Le pays met en avant un potentiel diversifié couvrant graphite, nickel, cuivre et terres rares, illustré par les projets Kabanga et Mahenge. Msafiri Mbibo, secrétaire permanente, a présenté les opportunités aux investisseurs européens. Cette ouverture s'inscrit dans la course mondiale aux matières premières stratégiques pour la transition énergétique, où l'Afrique de l'Est entend capter une part des capitaux européens et asiatiques.
Le président botswanais Duma Boko a reçu Aliko Dangote le 3 septembre à Gaborone, quelques jours après la visite du milliardaire tanzanien Mo Dewji. Ces rencontres visent à attirer des investissements privés pour diversifier l'économie du Botswana, encore très dépendante du diamant. Le groupe Dangote, présent dans le ciment, l'agroalimentaire et le pétrole, pourrait investir dans des secteurs clés. Aucun montant précis n'a été annoncé, mais cette démarche s'inscrit dans une stratégie de diversification économique soutenue par les autorités.
Le groupe tanzanien Mohammed Enterprises Tanzania Limited (MeTL) prévoit d'investir 250 millions de dollars au Mozambique, générant 20 000 emplois. Cette annonce, rapportée le 21 août par l'agence d'information du Mozambique, s'inscrit dans la stratégie de diversification économique du pays et de renforcement du secteur privé. L'investissement de MeTL, un conglomérat actif dans l'agro-industrie, la logistique et la distribution, devrait stimuler l'emploi local et attirer d'autres investisseurs étrangers. Le Mozambique, riche en ressources naturelles, cherche à élargir sa base économique au-delà du gaz et du charbon.
La Corée du Sud, via son Fonds de coopération pour le développement économique (EDCF), a approuvé un prêt de 170 millions de dollars à la Tanzanie pour la construction d'une école d'intelligence artificielle et de technologies numériques. Cet investissement s'inscrit dans une stratégie plus large de Séoul visant à renforcer sa présence dans le secteur numérique africain, en ciblant notamment les infrastructures et le développement industriel. Le projet devrait stimuler la formation locale en IA, attirer des investissements technologiques et positionner la Tanzanie comme un hub numérique régional. Cette initiative reflète la concurrence croissante entre les puissances technologiques pour conquérir le marché africain, avec des implications économiques et stratégiques majeures pour la zone UEMOA et la CEMAC.
Le mégaprojet de nickel Kabanga, en Tanzanie, attire l'intérêt des investisseurs américains. Orion CMC, soutenue par Washington, envisage d'investir environ 500 millions USD pour acquérir une participation. Le gisement, considéré comme le plus grand de sulfures de nickel en développement avancé, produira aussi du cobalt et du cuivre. L'État tanzanien détient 16 % du capital. Cet investissement potentiel renforce l'importance stratégique des minerais critiques pour les États-Unis et pourrait dynamiser le secteur minier régional.