La RDC, premier producteur mondial de cobalt, voit les grands groupes miniers réorienter leurs investissements vers le cuivre, dont les cours sont en hausse et la demande mondiale soutenue. Cette transition stratégique intervient alors que les restrictions sur les exportations de cobalt se durcissent, incitant les acteurs à diversifier leurs portefeuilles. Le cuivre, essentiel pour la transition énergétique, offre des perspectives de croissance plus stables. Cette évolution pourrait redessiner la carte minière du pays et influencer les équilibres économiques régionaux, notamment pour les pays voisins comme la Zambie. Les investisseurs suivent de près ces mouvements, qui pourraient modifier les chaînes d'approvisionnement mondiales en métaux critiques.
La canadienne Avanti Gold a annoncé un placement privé de 35 millions de dollars canadiens (environ 25 millions USD) le 30 août 2026 à Vancouver. Les fonds serviront à accélérer l'exploration de son vaste gisement aurifère en République démocratique du Congo. Cette levée de capitaux témoigne de l'intérêt soutenu des investisseurs pour l'or congolais, malgré les défis sécuritaires et réglementaires. L'opération renforce la position d'Avanti Gold dans la région et pourrait stimuler le développement minier local.
La junior minière canadienne Avanti Gold a annoncé le 30 août une levée de fonds de 35 millions de dollars canadiens (25,1 millions USD) pour financer le développement de son projet aurifère Misisi en RDC. Cette opération soutiendra les travaux préparatoires à l'évaluation économique préliminaire. Le projet Misisi s'inscrit dans la filière aurifère congolaise, aux côtés du complexe Kibali. Cette levée de fonds représente une opportunité d'investissement dans le secteur minier africain, avec un impact potentiel sur la production d'or de la région.
Le Cadastre minier (CAMI) de la RDC a publié une liste d'arrêtés de déchéance signés le 14 juillet 2026, retirant 46 titres miniers à Kwango Mines. Cette mesure s'inscrit dans la politique d'assainissement du secteur minier congolais, qui a déjà récupéré plus de 50 000 km² de périmètres depuis 2023. La perte de ces titres pourrait affecter les opérations de la société et réduire son portefeuille, avec des implications pour les investisseurs et les partenaires. Le gouvernement congolais intensifie la lutte contre les détenteurs de titres inactifs, ce qui pourrait créer des opportunités pour de nouveaux entrants.
DRC Gold Trading, entreprise publique congolaise, a signé un partenariat avec la Caisse Générale d'Épargne du Congo (CADECO) le 24 août 2026 à Kinshasa. L'objectif est de faciliter les paiements aux négociants d'or artisanal, afin de sécuriser et formaliser les achats. Cette initiative vise à intégrer une part importante de la production aurifère artisanale dans les circuits officiels, renforçant ainsi la traçabilité et les revenus de l'État. Le partenariat pourrait améliorer l'accès aux services bancaires pour les négociants et réduire la contrebande. Ce projet s'inscrit dans une stratégie plus large de formalisation du secteur minier artisanal en RDC, avec des implications économiques et financières significatives.
La RDC concède à Mota-Engil Africa la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania pour 30 ans, avec un investissement de 1,25 milliard USD. Ce projet vise à moderniser le corridor de Lobito, essentiel pour l'exportation des minerais congolais. Il renforce la compétitivité logistique et l'attractivité pour les investisseurs miniers, avec des retombées régionales attendues en Angola et en Zambie.
CrossBoundary Energy a mis en service un système solaire de 233 MWc avec 526 MWh de stockage pour le complexe minier de Kamoa-Kakula en RDC. L'installation fournit 30 MW en continu avec une disponibilité de 95%, sécurisant l'approvisionnement électrique du site. Ce projet illustre la montée en puissance des solutions hybrides pour les industries minières africaines confrontées à des réseaux fragiles.
L'Angola et la RDC ont signé un contrat de concession pour la ligne ferroviaire Dilolo-Sakania, un projet clé du corridor de Lobito. Ce joint-venture entre Kinshasa et Luanda vise à relier le sud-est congolais au port angolais de Lobito, facilitant les échanges miniers et commerciaux. L'accord, conclu lors de la visite du président angolais João Lourenço à Kinshasa, pourrait stimuler les exportations de cuivre et de cobalt de la RDC, renforçant l'intégration régionale et attirant des investissements dans les infrastructures.
Le groupe chinois CNMC prévoit d'investir massivement dans la Copperbelt, entre RDC et Zambie, pour porter sa production de cuivre à plus de 300 000 tonnes d'ici 2030. Cette annonce, faite le 26 août, s'inscrit dans un contexte de déficit attendu sur le marché mondial du cuivre. Les investissements visent à sécuriser de nouvelles sources d'approvisionnement et renforcent la présence chinoise dans les métaux stratégiques africains. Pour les investisseurs, cela signale des opportunités dans les infrastructures minières et la logistique régionale.
La République démocratique du Congo attribue à l'émiratie Streit Security Vehicles un contrat de 198,64 millions de dollars TTC pour fournir des véhicules spécialisés à la Police nationale. Cette commande s'inscrit dans un programme de réforme sécuritaire face à un contexte tendu. Pour les investisseurs, cela signale des opportunités dans la défense et la sécurité en Afrique centrale, ainsi qu'un flux d'investissements étrangers. Le contrat, conclu de gré à gré, illustre la dynamique des marchés publics dans la région.