L'Ouganda envisage un prêt concessionnel de 31,98 millions d'euros (35,8 millions de dollars) auprès du gouvernement français pour financer 95 % du coût d'un centre régional d'oncologie à Mbarara, dans le sud-ouest du pays. Le financement prévoit un taux d'intérêt annuel de 0,347 % et un différé de remboursement de dix ans. Les autorités justifient l'opération par le doublement des nouveaux cas de cancer depuis 2015, qui sature les infrastructures sanitaires existantes. Ce projet illustre le rôle croissant des prêts bilatéraux européens dans le financement des infrastructures de santé en Afrique de l'Est, secteur où la demande d'équipements médicaux et de BTP spécialisé reste forte.
Fine Spinners Uganda Ltd projette d'investir 420 millions de dollars à Gulu, dans le nord de l'Ouganda, pour renforcer la transformation locale du coton et la production textile. Le projet a été présenté le 28 septembre à la ministre des Finances, Hajjat Aminah Mukalazi. L'objectif est d'accroître la part de la fibre transformée sur le territoire, alors que l'essentiel du coton ougandais est encore exporté brut. Ce montage, l'un des plus importants annoncés dans le secteur industriel ougandais, pourrait stimuler l'emploi régional et la chaîne de valeur agricole, tout en réduisant la dépendance aux exportations de matière première non transformée.
Le fonds climatique Africa Go Green Fund (AGG), géré par Cygnum Capital, accorde 18 millions de dollars supplémentaires à Spiro pour accélérer le déploiement de motos électriques et d'infrastructures d'échange de batteries en Ouganda et au Rwanda. Ce financement s'inscrit dans une dynamique est-africaine portée par les politiques publiques et les réseaux de batteries. Il renforce la position de Spiro sur deux marchés où la mobilité électrique change d'échelle, avec un impact direct sur la logistique urbaine et la réduction des coûts énergétiques. L'opération illustre l'attrait croissant des investisseurs climatiques pour la mobilité propre en Afrique.
La Banque d'Ouganda met en garde contre une augmentation des emprunts publics sur le marché intérieur, qui pourrait réduire la marge de manœuvre budgétaire du pays et faire remonter les taux d'intérêt. Selon l'institution, ce recours accru à la dette domestique renchérirait le crédit aux entreprises et limiterait leur accès au financement au cours de l'exercice 2026/2027. L'avertissement, relayé devant le Parlement, intervient alors que les besoins de financement de l'État restent élevés. Un signal de vigilance pour les investisseurs exposés à la dette souveraine ougandaise et au secteur bancaire local.
Le gouvernement ougandais a lancé le 17 septembre la construction d'un terminal de stockage de produits pétroliers à Mpigi, d'un coût de 310 millions de dollars. Porté par la compagnie publique Uganda National Oil Company (UNOC), le Kampala Storage Terminal pourra stocker jusqu'à 320 millions de litres et vise à réduire la vulnérabilité du pays aux perturbations d'approvisionnement. Ce projet s'inscrit dans la préparation de l'entrée en production des ressources pétrolières ougandaises et renforce la sécurité énergétique nationale. Il ouvre des opportunités pour les entreprises de BTP, de logistique et les fournisseurs d'équipements pétroliers en Afrique de l'Est.
L'Ouganda a confié à Vitol la commercialisation de sa part de pétrole brut issu des gisements du bassin Albert, marquant une étape clé avant les premières exportations. Le mandat couvre les volumes de l'Uganda National Oil Company (UNOC), qui détient 15% des projets. Ce partenariat stratégique avec le négociant mondial vise à optimiser les revenus pétroliers de l'État ougandais, alors que le pays s'apprête à rejoindre les producteurs africains. L'accord pourrait générer des milliards de dollars sur la durée du projet, renforçant l'attractivité du secteur énergétique est-africain.
Le Parlement ougandais a approuvé un financement de 241,28 millions USD (207,75 millions d'euros) pour la construction et la réhabilitation de l'axe routier Jinja-Mbulamuti-Kamuli-Bukungu. Ce projet vise à améliorer la connectivité des zones rurales, facilitant l'accès aux marchés et aux services essentiels. Le financement, annoncé par le ministère des Finances, s'inscrit dans une stratégie de désenclavement et de stimulation de l'activité économique. Les entreprises de BTP et les fournisseurs de matériaux pourraient bénéficier d'opportunités de contrats, tandis que les communautés locales verront une amélioration de leur intégration économique.
Le président ougandais a annoncé le début de l'extraction pétrolière sur le site de Kingfisher pour fin 2026, marquant une étape majeure pour le pays. Avec des réserves estimées à 6,5 milliards de barils, l'Ouganda vise un pic de production de 2 milliards de dollars par an. Ce projet, développé avec TotalEnergies et CNOOC, comprend également un oléoduc vers la Tanzanie. Les investissements dépassent 10 milliards de dollars, ouvrant des opportunités pour les sous-traitants et les fournisseurs de services. Cette annonce confirme l'entrée de l'Ouganda dans le cercle des producteurs de pétrole africains, avec des retombées économiques attendues pour toute la région des Grands Lacs.