Aura Energy avance sur le projet Tiris, destiné à devenir la première mine d'uranium de Mauritanie, avec une production moyenne visée de 2 millions de livres par an et un potentiel d'extension à 3,5 millions sur 25 ans. La construction doit démarrer fin 2026, sous réserve de la sécurisation du financement, alors que l'entrée en production, initialement prévue dès 2027, reste conditionnée à plusieurs étapes. Le projet positionne le pays comme futur acteur du marché mondial de l'uranium, porté par la demande nucléaire civile.
La Mauritanie prépare un système national d'adressage numérique, en amont de l'adoption de sa Stratégie nationale du commerce électronique. Le dispositif vise à faciliter la localisation des destinataires et la livraison des colis, deux maillons faibles du commerce en ligne. Le marché africain du e-commerce devrait passer de 55 milliards de dollars en 2024 à 112,73 milliards en 2029, selon TechCabal Insights. Une première version pilote est attendue, sans calendrier de déploiement national précisé à ce stade.
Kinross Gold a revu à la baisse ses prévisions de production pour 2026, tablant désormais sur 1,84 à 1,86 million d'onces contre des estimations antérieures plus élevées. La mine mauritanienne de Tasiast, l'un des deux plus grands actifs du groupe canadien, a livré 503 429 onces en 2025, soit un quart de la production totale. Au premier semestre 2026, la production aurifère en Mauritanie a pourtant progressé de 2% en glissement annuel. Cet ajustement pèse sur les perspectives du secteur minier ouest-africain, la Mauritanie demeurant un producteur clé de la zone.
La Chambre Mauritanie Canada de Commerce et d'Industrie (CMCCI) a été lancée en septembre 2026 à Montréal pour rééquilibrer une relation commerciale de 1,04 milliard de dollars canadiens (2024), largement dominée par les exportations d'or mauritanien. Le Canada est le cinquième partenaire commercial de la Mauritanie en Afrique, et la nouvelle structure veut mobiliser la diaspora mauritanienne — plus de 4 000 personnes au Canada — comme levier d'investissement et de diversification sectorielle. L'enjeu : réduire la dépendance aux seules matières premières aurifères et ouvrir des flux vers l'agro-industrie, les services et les mines non aurifères.
La Mauritanie renouvelle le Dossier d'Appel d'Offres (DAO) pour l'approvisionnement du marché national en hydrocarbures liquides sur la période décembre 2026 - juin 2027. Les nouvelles dispositions visent à renforcer la compétitivité et à élargir le cercle des opérateurs admis à soumissionner, ouvrant la voie à une concurrence accrue entre fournisseurs. L'analyse est signée Mohamed Nafa El Fadel El Jeilany, consultant indépendant et ancien conseiller économique et financier du ministère mauritanien de l'Énergie et du Pétrole. Ce dispositif conditionne l'approvisionnement énergétique national et représente une opportunité directe pour les traders et distributeurs d'hydrocarbures souhaitant accéder au marché mauritanien.