Le groupe immobilier marocain Addoha annonce un potentiel de projets de 2,27 milliards de dollars en Côte d'Ivoire, confirmant l'attractivité du marché ivoirien du logement et du BTP. Cette enveloppe, portée par la demande croissante de logements à Abidjan et dans les grandes villes, positionne le promoteur comme un acteur majeur de la filière construction en zone UEMOA. L'opération pourrait stimuler les investissements directs étrangers, les partenariats avec les banques locales et l'activité des matériaux de construction. Les investisseurs BRVM et les opérateurs du BTP suivront l'avancement des projets et les modalités de financement.
Airbus prévoit de bâtir une nouvelle usine au Maroc dédiée à la conception, la fabrication et l'assemblage de pièces aéronautiques. L'annonce, révélée le 10 octobre par Mickaël Bertrand, représentant du groupe au Maroc, confirme la montée en puissance d'une filière qui figure déjà au cinquième rang des recettes d'exportation industrielles du royaume, derrière l'automobile, la chimie, le textile et l'agroalimentaire. Portée par une vague d'investissements, l'industrie aéronautique marocaine renforce ses capacités de production et attire les équipementiers internationaux. Ce projet devrait générer des emplois qualifiés et consolider l'intégration locale dans les chaînes de valeur mondiales, tout en accentuant la concurrence avec les autres hubs africains du secteur.
La BCEAO relève le plafond des transactions et des soldes autorisés sur les portefeuilles électroniques (wallets) dans les huit pays de l'UEMOA, une décision réglementaire qui desserre les contraintes pesant sur les fintechs et les opérateurs de mobile money. La mesure vise à soutenir l'inclusion financière et à capter les flux du commerce informel, alors que la concurrence s'intensifie avec le Kenya, le Maroc et le Nigeria, où les plafonds et cadres réglementaires diffèrent sensiblement. Les acteurs du secteur attendent les modalités d'application et les seuils exacts. Un signal fort pour les investisseurs en fintech et les banques commerciales de la zone.
Bank Al-Maghrib, la banque centrale du Maroc, abaisse à 0,50 % le plafond des frais d'interchange appliqués aux paiements par carte bancaire, une décision réglementaire qui réduit les coûts supportés par les commerçants sur chaque transaction électronique. Cette mesure vise à stimuler l'usage des paiements scripturaux et à encadrer les revenus des banques et des réseaux de monétique. Elle s'inscrit dans une tendance régionale de régulation des frais bancaires, alors que la BCEAO et les autorités de la zone UEMOA suivent de près l'évolution de l'interchange dans le cadre de la stratégie d'inclusion financière. Les établissements marocains devront ajuster leur modèle tarifaire, avec un impact direct sur les revenus de la monétique.
Le groupe émirati Elite Agro Holding renforce sa présence dans la filière fruitière marocaine avec un investissement de 38 millions de dollars. Un protocole d'accord a été signé le 6 octobre avec l'Autorité arabe pour l'investissement et le développement agricoles (AAAID) pour développer une exploitation de 400 hectares à Sidi Yahya. Cette opération cible principalement les fruits rouges, segment porteur des exportations agroalimentaires marocaines, porté par une demande européenne soutenue. Elle illustre l'attrait des capitaux du Golfe pour l'agriculture d'exportation nord-africaine, un modèle qui concurrence directement les filières fruitières de la zone UEMOA sur les marchés européens.
Le groupe indien MKU Limited, spécialisé dans les technologies de défense avancées, a annoncé le 7 octobre l'implantation d'une usine de solutions d'optronique et de blindage au Maroc. Cette annonce s'inscrit dans la stratégie du royaume chérifien de bâtir une industrie de défense locale, après l'aéronautique et l'automobile, en s'appuyant sur des incitations fiscales et des zones industrielles dédiées. Une dizaine de projets étrangers ont déjà été lancés ces dernières années dans cette filière. L'opération renforce l'attractivité du Maroc pour les investissements industriels étrangers, mais reste hors zone UEMOA/CEMAC.
Volkswagen, via sa filiale PowerCo SE, et le chinois Gotion High-Tech ont signé un accord pour créer une coentreprise à Kénitra, au Maroc, destinée à produire des cellules de batteries électriques. L'annonce, publiée le 28 septembre, renforce la position du royaume dans la chaîne de valeur européenne des véhicules électriques. L'industrie automobile marocaine, premier employeur industriel et premier secteur exportateur du pays, attire ainsi un nouvel investissement structurant. Ce projet s'inscrit dans la stratégie de localisation de Volkswagen en Afrique du Nord et pourrait générer des milliers d'emplois, tout en stimulant les exportations marocaines vers l'Europe.
Le Maroc et la Banque africaine de développement ont signé le 17 septembre à Rabat deux accords de financement totalisant 405 millions d'euros, soit environ 467,7 millions de dollars. Sur ce montant, 200 millions d'euros sont destinés au renforcement du réseau ferroviaire national, dans le cadre d'une stratégie visant à mieux mailler le territoire et à articuler mobilité, logistique et développement industriel autour du rail. Longtemps concentré sur quelques grands axes, le réseau marocain entre dans une phase d'extension structurante, avec des retombées attendues sur le fret, les zones industrielles et l'intégration logistique régionale. Ce financement confirme l'implication de la BAD dans les infrastructures de transport en Afrique du Nord.
Le Maroc et la Guinée ont signé 25 accords de coopération le 8 septembre, couvrant l'économie, les finances et d'autres secteurs stratégiques, marquant une intensification de leurs relations bilatérales. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont progressé entre 2019 et 2024 pour dépasser 215 millions de dollars. Cette dynamique s'inscrit dans la stratégie marocaine d'expansion en Afrique de l'Ouest, où Rabat multiplie les partenariats économiques. Pour les opérateurs de la zone UEMOA, ces accords signalent l'émergence d'un axe commercial Maroc-Conakry susceptible de redistribuer les flux d'investissement et de commerce dans la sous-région, notamment dans les secteurs bancaire, énergétique et des infrastructures.
Le suisse Synhelion a signé le 8 septembre un protocole d'accord avec le gouvernement marocain pour construire à Tan-Tan une usine de carburants synthétiques renouvelables d'une capacité de 100 000 tonnes par an. Le projet, qui s'inscrit dans la stratégie marocaine de transition énergétique, bénéficie d'un terrain réservé et d'une filiale locale créée. Le montant de l'investissement et le calendrier restent à préciser, mais cette initiative confirme l'attractivité du Maroc pour les technologies vertes.
La Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale, prévoit une garantie de 13,5 millions de dollars (environ 8 milliards FCFA) en faveur de Crédit du Maroc pour soutenir le financement des PME agricoles. L'initiative vise à améliorer l'accès au crédit pour les acteurs de la chaîne de valeur agricole, avec un effet d'entraînement attendu sur la résilience du secteur à l'échelle africaine. Ce partenariat s'inscrit dans la stratégie de la SFI pour renforcer l'inclusion financière et la sécurité alimentaire en Afrique, bien que le projet soit centré sur le Maroc, hors zone UEMOA.
CDG Invest Growth et Mediterrania Capital Partners acquièrent une participation dans la SNCE, leader marocain du secteur de l'eau. Cette opération, dont le montant n'est pas divulgué, devrait renforcer la croissance et l'expansion de la SNCE dans le traitement et la distribution d'eau. Elle illustre l'attractivité du secteur de l'eau en Afrique et offre des perspectives de rendement aux investisseurs. L'impact régional est notable, la SNCE étant un acteur clé dans un domaine stratégique pour l'Afrique de l'Ouest.
L'IFC, filiale de la Banque mondiale, et l'allemand EOS s'associent pour investir dans le marché marocain des créances en souffrance. Ce partenariat vise à développer des solutions de recouvrement et de gestion d'actifs, un secteur en pleine croissance. L'initiative pourrait mobiliser plusieurs centaines de millions de dirhams et attirer d'autres investisseurs étrangers. Pour les banques marocaines, cela représente une opportunité de nettoyer leurs bilans et de se concentrer sur leur cœur de métier. Le marché marocain des créances douteuses est estimé à plusieurs milliards de dirhams, offrant un potentiel significatif de rendement.