Le Trésor kényan a révélé que sur environ 822 000 nouveaux emplois créés en 2025, 87,2 % proviennent du secteur informel, prolongeant la tendance de 2024. Cette dépendance soulève des défis de productivité et de protection sociale. Le gouvernement envisage des politiques pour formaliser ces activités, visant des modèles plus durables. Les données, présentées le 31 août à Nairobi, indiquent un besoin de diversification économique. Pour les investisseurs, cela signale un marché du travail fragmenté, avec des opportunités dans la formalisation et la fintech.
La Banque centrale du Kenya a approuvé l'acquisition par Nedbank Group de 66% du capital de NCBA Group, une opération évaluée à 855,8 millions USD. Cette décision réglementaire, prise le 28 août, lève un obstacle majeur pour le groupe sud-africain, qui renforce sa présence en Afrique de l'Est. La transaction, encore soumise à des conditions, sera payée à 80% en actions Nedbank et 20% en liquidités. Cet accord stratégique pourrait redessiner le paysage bancaire régional et offre des perspectives pour les investisseurs.
L'Assemblée nationale kényane a adopté un projet de loi réformant la gestion de l'Air Passenger Service Charge, une redevance prélevée sur les billets d'avion. L'objectif est de réinjecter ces recettes dans le développement de l'aviation et du tourisme, afin d'accroître les capacités de transport aérien et les revenus touristiques. Cette décision, qui rationalise l'affectation des fonds, pourrait stimuler les investissements dans les infrastructures aéroportuaires et les campagnes de promotion touristique. Les acteurs du secteur, notamment les compagnies aériennes et les agences de voyage, suivront de près la mise en œuvre de cette réforme qui pourrait influencer les coûts des billets et la compétitivité du pays.
Le Trésor kényan a annoncé le 25 août l'accélération de la numérisation des marchés publics dans les 47 comtés, avec une intégration de l'e-GP à la plateforme de gestion des finances publiques prévue d'ici fin septembre. Cette réforme vise à renforcer le suivi des ressources publiques, améliorer les contrôles et réaliser des économies significatives. Elle s'inscrit dans une dynamique de modernisation de l'administration et pourrait servir de modèle pour d'autres pays africains, notamment en zone UEMOA.
Le Kenya alloue 46,3 millions $ (6 milliards KSh) à la subvention de 40 millions de kg de semences certifiées de maïs, afin de renforcer la sécurité alimentaire après des sécheresses. Le secteur agricole emploie 40 % de la population active, et les pertes climatiques ont atteint 1,4 milliard $ en 2024. Cette mesure vise à soutenir la reprise agricole et à préserver les progrès de production.
Les banques kényanes conservent 354,5 millions USD de liquidités excédentaires, selon un rapport récent. Cette situation reflète une prudence accrue des établissements financiers dans un contexte économique incertain. Les réserves excédentaires pourraient indiquer une faible demande de crédit ou une aversion au risque. Pour les investisseurs, cela signale une possible pression sur les marges d'intérêt et une opportunité pour des politiques monétaires plus accommodantes. La Banque centrale du Kenya pourrait être amenée à ajuster ses taux pour stimuler l'économie. Cette tendance sectorielle mérite une surveillance attentive.
La vente de la participation majoritaire de Diageo dans East African Breweries Ltd (EABL) au japonais Asahi est retardée par de nouvelles exigences de l'Autorité kényane de la concurrence. Cette transaction, estimée à plusieurs milliards de dollars, pourrait redessiner le marché est-africain de la bière. Les nouvelles conditions réglementaires imposent des concessions supplémentaires, prolongeant le calendrier initialement prévu pour la fin 2026. Les investisseurs suivent de près cette opération, qui pourrait avoir des implications sur la gouvernance d'entreprise et la concurrence dans la région.
Le groupe chinois Guodong prévoit d'investir 300 millions de dollars (38,8 milliards de shillings kényans) au Kenya pour développer des infrastructures numériques, notamment un réseau de fibre optique de 100 000 km, des villes intelligentes et des centres de données. Cet investissement, annoncé le 21 août 2026, vise à renforcer l'écosystème numérique kenyan, déjà parmi les plus dynamiques d'Afrique. Il s'inscrit dans le cadre des relations économiques croissantes entre la Chine et l'Afrique, et pourrait stimuler les télécommunications et la fintech locales. Les acteurs clés incluent le gouvernement kenyan et Guodong, avec des retombées potentielles pour les investisseurs dans les secteurs des infrastructures et du numérique.