Ethiopian Airlines a inauguré le 28 août une liaison cargo directe entre Chengdu, capitale industrielle du Sichuan, et Addis-Abeba, renforçant les échanges aériens entre l'Afrique et la Chine. Cette route tout-cargo, opérée par un Boeing 777F, vise à capter la croissance du fret entre les deux régions, notamment pour les produits manufacturés et les matières premières. La compagnie éthiopienne, déjà leader du fret africain, étend ainsi son réseau asiatique, un axe stratégique pour les exportations africaines. Cette initiative s'inscrit dans une dynamique de coopération sino-africaine, avec des retombées potentielles pour les économies de la région, bien que l'impact direct sur l'UEMOA reste limité.
Le plus grand chantier aérien d'Éthiopie, l'aéroport de Bishoftu, attire une compétition internationale intense. Ethiopian Airlines a présélectionné 33 firmes et consortiums pour quatre lots, dont 15 candidats chinois ou dirigés par des groupes chinois. Cette présence massive illustre l'influence croissante de la Chine dans les infrastructures africaines, avec des enjeux dépassant le secteur aéronautique. Le projet, d'un montant estimé à plusieurs milliards de dollars, pourrait renforcer les liens économiques entre Addis-Abeba et Pékin, tout en offrant des opportunités majeures pour les entreprises de construction et d'ingénierie.
Le Comité des créanciers officiels de l'Éthiopie, coprésidé par la France et la Chine, a approuvé l'accord de restructuration de l'eurobond d'un milliard de dollars, rapprochant le pays d'une sortie de défaut. Malgré ce feu vert, les créanciers restent vigilants sur le mécanisme de « New Money Warrant » accordé aux obligataires privés. Cette décision, annoncée le 21 août 2026, marque une étape clé pour Addis-Abeba, qui cherche à rétablir sa crédibilité financière après des mois de négociations. L'accord pourrait servir de modèle pour d'autres pays africains en difficulté, mais les conditions exactes et les implications pour les investisseurs restent à surveiller.