Le premier Dialogue économique et commercial bilatéral entre les États-Unis et le Cameroun, tenu à Yaoundé les 27 et 28 août, a permis d'identifier près de 7 milliards de dollars d'opportunités d'investissement et de commerce. Ce rapprochement stratégique vise à sécuriser l'accès aux ressources minières, numériques et énergétiques camerounaises, tout en contrant l'influence chinoise. Pour la première économie de la CEMAC, cette ouverture américaine pourrait catalyser des investissements majeurs dans les secteurs clés, renforçant son attractivité auprès des investisseurs internationaux.
La prise de contrôle totale de Canyon Resources par A2MP, liée à la famille Gupta, rencontre des difficultés. L'opération perturbe le financement et le calendrier de la future mine de bauxite de Minim Martap au Cameroun. Malgré une participation majoritaire, le conseil d'administration de Canyon s'oppose au rachat, compliquant la finalisation. Ce projet, crucial pour l'économie camerounaise, pourrait voir son développement retardé, affectant les investissements miniers dans la région. Les acteurs concernés doivent surveiller l'évolution de cette situation.
Plus de deux semaines après l'éboulement meurtrier du 18 août à Zamboï, en Centrafrique, qui a fait 49 morts selon le bilan officiel, les autorités maintiennent la fermeture du chantier aurifère. Cette décision paralyse l'économie locale, fortement dépendante de l'extraction d'or, à la frontière avec le Cameroun. Les témoins évoquent un bilan plus lourd et des disparus. L'arrêt des activités minières affecte les commerces, les services et les moyens de subsistance de milliers de personnes. Cette situation soulève des risques de tensions sociales et de pertes économiques significatives pour la région de la Nana-Mambéré.
La cession de la Société sucrière du Cameroun (Sosucam), filiale du groupe Castel, à un consortium local, provoque des remous au sein de la primature camerounaise. L'opération, qui devrait changer le contrôle de l'un des principaux producteurs de sucre du pays, suscite des crispations politiques et économiques. Les enjeux portent sur la gouvernance, l'emploi et la sécurité alimentaire. Le montant de la transaction n'a pas été divulgué, mais Sosucam représente un actif stratégique majeur pour le secteur agro-industriel camerounais. Cette situation pourrait retarder la finalisation de l'accord et créer des incertitudes pour les investisseurs.
Le Cameroun, par la voix du ministre des Finances Louis Paul Motaze, annonce le blocage dès le 1er septembre des téléphones mobiles non dédouanés. Cette mesure, qui s'inscrit dans une réforme de régularisation douanière, vise à contraindre les propriétaires d'appareils concernés à régulariser leur situation. Elle pourrait affecter un nombre significatif d'utilisateurs et impacter le marché de la téléphonie mobile, incitant les opérateurs et les consommateurs à se conformer rapidement. Cette décision s'ajoute aux efforts de l'État pour renforcer le contrôle douanier et augmenter les recettes fiscales, dans un contexte où le secteur des télécoms est stratégique pour l'économie camerounaise.
Canyon Resources, compagnie australienne, a annoncé le 24 août le retrait du calendrier de développement de la mine de bauxite Minim Martap au Cameroun, y compris l'objectif d'expédier une première cargaison au quatrième trimestre 2026. Cette décision fait suite à la suspension du financement d'AFG Bank, qui avait accordé une facilité de crédit en mai 2025. Le projet, qui devait faire entrer le Cameroun dans le cercle des pays exportateurs de bauxite, est retardé, impactant les revenus attendus et la capacité de remboursement de la dette. Les acteurs concernés incluent Canyon Resources, AFG Bank, et le gouvernement camerounais.
Le glissement de terrain sur le site aurifère de Zamboï, à la frontière camerouno-centrafricaine, a mis en lumière les défaillances de sécurité dans l'exploitation artisanale. Les orpailleurs dénoncent des excavations non balisées et un encadrement insuffisant, alors que la région connaît un afflux d'activités minières. Cet incident, survenu le 18 août 2026, soulève des risques accrus pour les travailleurs et pourrait inciter les autorités à renforcer la réglementation du secteur aurifère artisanal, qui contribue significativement aux économies locales des deux pays.
Le Cameroun a suspendu la cession des parts de Somdiaa dans la Sosucam, le principal producteur de sucre du pays. Cette décision réglementaire, annoncée le 21 août 2026, gèle une opération qui aurait pu atteindre plusieurs dizaines de milliards de FCFA. Le gouvernement cherche à préserver l'emploi et la souveraineté alimentaire. Les investisseurs doivent suivre l'évolution, car une reprise des négociations pourrait offrir des opportunités. La Sosucam, détenue à 75% par Somdiaa, est stratégique pour l'économie camerounaise.
Au Cameroun, l'offre de rachat de Canyon Resources par A2MP Investments, société de l'homme d'affaires indien Gagan Gupta, reste en suspens. Les actionnaires ont jusqu'au 21 septembre pour se prononcer sur cette acquisition qui concerne le projet de bauxite de Minim Martap, future première mine du pays. L'opération, estimée à plusieurs centaines de millions de dollars, ajoute de l'incertitude sur le calendrier de mise en service. Pour les investisseurs, c'est une opportunité de suivre un dossier minier stratégique en Afrique centrale, avec un potentiel de rendement élevé mais des risques liés à la finalisation de l'accord.
Un éboulement survenu le 18 août sur un site minier à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique a causé la mort d'au moins 100 personnes. Ce drame met en lumière les dérives du secteur de l'orpaillage au Cameroun, où le contrôle est jugé défaillant. L'événement pourrait entraîner une révision des réglementations minières et une intensification des contrôles, affectant les opérateurs du secteur aurifère dans la région.