En 2025, le Cameroun a enregistré une baisse de 8,1% de ses recettes d'exportation de gaz naturel liquéfié (GNL), passant de 381 milliards de FCFA en 2024 à 350,2 milliards de FCFA. Cette tendance baissière, révélée par l'Institut national de la statistique, se poursuit depuis 2022, soulevant des inquiétudes quant à l'impact sur l'économie nationale. Les acteurs du secteur doivent surveiller cette évolution pour anticiper les conséquences économiques potentielles.
Le Cameroun a enregistré un déficit commercial de 2 145,2 milliards de FCFA en 2025, en hausse de 22,8% par rapport à 2024, selon l'Institut national de la statistique. Ce déficit, équivalant à environ 3,8 milliards USD, représente une augmentation de près de 398 milliards de FCFA (710 millions USD). Cette situation résulte d'une baisse des exportations et d'une hausse des importations, signalant des tensions économiques importantes pour le pays.
La Société de recouvrement des créances (SRC) du Cameroun adopte la « Silver Notice » d'Interpol pour améliorer le recouvrement des créances publiques non réglées. Face à la pression sur les finances publiques, cette initiative vise à identifier et récupérer des avoirs cachés à l'étranger par des débiteurs. La SRC espère ainsi renforcer ses capacités de recouvrement à l'international, un enjeu crucial pour la santé financière de l'État camerounais.
Le Parlement camerounais a adopté le 4 avril une réforme constitutionnelle pour créer un poste de vice-président, visant à renforcer la continuité présidentielle et la stabilité de l'exécutif. Cette décision, qui suscite des débats sur la répartition des pouvoirs et la légitimité démocratique, a été annoncée dans un communiqué de l'Assemblée nationale le 5 avril. Ce changement pourrait avoir des implications significatives sur la gouvernance au Cameroun.
La Société de développement du coton (Sodecoton) a annoncé la livraison de 1 000 tonnes de semences améliorées de coton au Kenya pour la campagne 2026-2027. Cette initiative, révélée par M. Nadama, directeur de la production agricole, souligne le renforcement des exportations de la Sodecoton, qui a déjà établi un positionnement solide depuis 2019-2020. Ce développement pourrait ouvrir de nouvelles opportunités commerciales pour la filière coton camerounaise.
Le gouvernement camerounais prévoit de supprimer presque totalement les subventions aux carburants en 2026, dans le cadre des réformes budgétaires avec le FMI. Cette mesure, intégrée dans la loi de finances 2025/2026, vise à assainir les finances publiques et à libérer des ressources pour des investissements productifs. Les subventions, longtemps perçues comme un amortisseur social, ont pesé sur le budget de l'État, rendant cette réforme cruciale pour la durabilité économique du pays.
Le 4 avril 2026, le Parlement camerounais a adopté une réforme constitutionnelle créant un poste de vice-président, marquant un changement institutionnel significatif. Cette réforme vise à renforcer la stabilité de l'État, mais entraîne des implications budgétaires dans un contexte de tensions financières. L'économiste Marc Ombé souligne que ce poste pourrait améliorer la qualité des institutions en supervisant des projets stratégiques. Les défis budgétaires actuels soulèvent des préoccupations quant à la viabilité de cette initiative.
Le Cameroun a examiné le 2 avril 2026 une réforme constitutionnelle visant à introduire un mécanisme de succession au sommet de l'État. Cette initiative répond à des faiblesses structurelles identifiées par les agences de notation et les investisseurs. L'objectif est de réduire le risque politique perçu, ce qui est crucial pour faciliter l'accès aux financements nécessaires à la mise en œuvre de la stratégie de développement 2030. Cette réforme pourrait influencer positivement l'environnement économique du pays.
Le Fonds monétaire international met en garde contre les limites du système bancaire camerounais, soulignant la montée du risque souverain et le poids des banques publiques. Ces facteurs, combinés à un retard dans les réformes anti-blanchiment, pourraient constituer un obstacle majeur pour Yaoundé dans ses efforts pour financer ses ambitions de croissance. La situation exige une attention immédiate pour éviter des complications futures.
Les États-Unis montrent un intérêt croissant pour les minerais critiques du Cameroun, essentiels à la haute technologie et à la transition énergétique. Cette tendance, qui reflète l'importance stratégique de ces ressources, pourrait influencer les relations économiques entre le Cameroun et les puissances occidentales. Le chargé d'affaires américain a souligné cette dynamique lors d'une récente déclaration. Les minerais critiques sont de plus en plus au cœur des convoitises internationales.
La filière coton au Cameroun, essentielle pour l'économie régionale, perd environ 17,5 millions de dollars par an depuis 2023 en raison de conditions de production dégradées. Le Directeur de la production agricole de la Sodecoton, M. Nadama, a souligné que le dérèglement climatique et les inondations sont des facteurs majeurs affectant cette industrie. Cette situation pourrait avoir des répercussions significatives sur les revenus des agriculteurs et la sécurité alimentaire dans les régions touchées.
Les États-Unis manifestent un intérêt croissant pour les minerais stratégiques du Cameroun, en particulier les terres rares, essentielles pour la haute technologie et la transition énergétique. Le 30 mars, le chargé d’affaires par intérim de l’ambassade américaine a rencontré le ministre par intérim des Mines. Cette démarche souligne l'importance géopolitique des ressources camerounaises dans le contexte mondial actuel. Le développement de ce secteur pourrait ouvrir des opportunités d'investissement significatives.
La filière coton au Cameroun, essentielle pour l'économie locale, perd environ 17,5 millions de dollars par an depuis 2023 en raison de conditions de production dégradées. Le Directeur de la production agricole de la Sodecoton, M. Nadama, a souligné que le dérèglement climatique et les inondations sont des facteurs clés affectant cette industrie. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la durabilité de la production cotonnière dans les régions septentrionales du pays.
Le Fonds monétaire international (FMI) a salué la résilience de l'économie camerounaise malgré des défis tels que la volatilité des matières premières et le resserrement des conditions financières en 2025. Cependant, le FMI met en garde contre les défis à venir en 2026, notamment en raison de la situation dans la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) et des impacts liés à la fermeture du détroit d'Ormuz. Les autorités doivent se préparer à ces enjeux cruciaux.
Le Cameroun subit une perte de 3,6 milliards de FCFA (environ 6,3 millions USD) suite au retrait de 63 autorisations d'exploitation minière par le ministre des Mines, Fuh Calistus Gentry, le 26 février 2026. Cette décision est motivée par le non-paiement des cautions environnementales et l'absence de signature du cahier des charges. Cette situation soulève des inquiétudes quant à l'impact sur le secteur minier et les investissements futurs dans le pays.
Au 2ème trimestre 2026, le Trésor public camerounais prévoit de mobiliser 580 milliards de FCFA (1,02 milliard USD) sur le marché des titres publics de la Banque des Etats de l’Afrique centrale. Selon le calendrier prévisionnel, 160 milliards de FCFA seront levés en avril, suivis de 155 milliards en mai et 265 milliards en juin. Cette initiative vise à renforcer les finances publiques du Cameroun.
Le FMI prévoit une croissance de 3,3 % pour le Cameroun en 2026, après un ralentissement à 3,1 % en 2025 dû à des perturbations post-électorales. Cette estimation, annoncée le 30 mars, repose sur la continuité des investissements publics et une dynamique économique favorable. À moyen terme, la croissance pourrait atteindre environ 4 %, reflétant une tendance positive dans le pays.
Le Fonds monétaire international (FMI) met en garde le Cameroun sur la fragilité de son système bancaire face aux risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Dans son rapport du 30 mars 2026, le FMI souligne que cette vulnérabilité pourrait nuire au financement de la croissance économique. Le pays, sous surveillance post-programme depuis juillet 2025, doit renforcer son système bancaire pour soutenir l'investissement et la croissance. Les perspectives macroéconomiques restent préoccupantes.
La conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du commerce à Yaoundé s'est conclue sans accords sur des dossiers cruciaux, marquant un revers pour le commerce mondial. L'expiration du moratoire sur les droits de douane liés à l'e-commerce pourrait avoir des répercussions significatives sur les échanges commerciaux. Les acteurs du secteur doivent surveiller les développements futurs et les impacts potentiels sur le commerce régional.
Le Cameroun a signé un accord de prêt de 75 millions $ avec le Fonds saoudien pour le développement pour moderniser la route Sorawel-Dourbey. Ce projet, d'une valeur d'environ 42 milliards FCFA, vise à améliorer la connectivité entre le Cameroun, le Nigeria et le Tchad, facilitant ainsi les échanges commerciaux dans la région. La modernisation de cette route est essentielle pour désenclaver les territoires et renforcer les infrastructures régionales.
Le 17 mars 2026, lors d'une réunion à Paris, les ministres de l'Économie et des Finances des six pays de la CEMAC, dont le Cameroun et le Tchad, ont convenu de développer de nouveaux partenariats avec le FMI. Ces initiatives visent à soutenir les efforts d'ajustement macroéconomique et de transformation économique dans la région. Ce partenariat pourrait avoir un impact significatif sur les réformes structurelles en cours dans ces pays.
En 2025, le marché des assurances au Cameroun a généré environ 300 milliards de FCFA, soit près de 530 millions USD, selon des données provisoires. Cette croissance est principalement due à l'assurance automobile et à la couverture santé, indiquant une consolidation du secteur et une prise de conscience accrue des Camerounais pour la gestion des risques. Les compagnies d'assurances ont noté une hausse significative des primes, soulignant l'émergence de nouvelles opportunités économiques dans un marché encore sous-assuré.
Le Cameroun a signé un accord avec le Fonds saoudien pour le développement pour un financement de 75 millions de dollars destiné à la réhabilitation de la route Sorawel–Guider–Mayo Oulo–Dourbeye. Ce projet de construction d'une route à double voie sur 77 km vise à améliorer la connectivité routière dans le nord du pays, facilitant ainsi le transport et le commerce. Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts du Cameroun pour développer ses infrastructures routières.
Yves Roger Melingui, nouvellement nommé à la tête de la société de projet, vise à développer une zone industrielle de 4 000 hectares liée au port en eau profonde du Cameroun. Ce projet ambitieux représente un investissement de 520 milliards de FCFA, soulignant l'importance stratégique de la région pour le développement économique. La réussite de cette initiative pourrait transformer le paysage industriel camerounais et attirer des investissements supplémentaires.
Depuis le 16 mars 2026, le Cameroun a lancé un nouveau mécanisme de collecte électronique des droits de douane sur les téléphones et tablettes. Cette réforme vise à sécuriser les recettes douanières, qui s'élevaient à 2 milliards FCFA par mois. L'administration douanière propose une amnistie fiscale pour les anciens appareils et des régimes spéciaux pour les voyageurs afin de clarifier les obligations fiscales des importateurs. Cette initiative pourrait avoir un impact significatif sur le marché des terminaux mobiles au Cameroun.
Les exportations de bananes du Cameroun ont bondi de 36% en janvier 2026, atteignant 27 674 tonnes, soit une augmentation de 7 324 tonnes par rapport à l'année précédente. Cette performance souligne l'importance de la filière bananière, qui se classe parmi les principales exportations agricoles du pays, aux côtés du cacao et du café. Les données proviennent de l'Association bananière du Cameroun (Assobacam).
Coris Bank International, fondée en 2008 au Burkina Faso, prépare son entrée sur le marché camerounais après le Tchad. La banque a déposé une demande auprès des autorités de régulation du secteur bancaire au Cameroun et dans la CEMAC, qui comprend plusieurs pays d'Afrique centrale. Cette expansion marque une étape importante dans la stratégie de croissance de Coris Bank en Afrique. L'impact potentiel de cette démarche pourrait renforcer la présence de la banque dans la région.
Le Cameroun a lancé un budget de 10,391 milliards FCFA (18,3 millions USD) pour soutenir le secteur touristique en 2026. Ce programme vise à moderniser les infrastructures, promouvoir les destinations locales et renforcer les capacités des acteurs du secteur. Cette initiative s'inscrit dans une stratégie de diversification économique, soulignant l'importance croissante du tourisme pour le développement économique du pays.
Au Cameroun, la Banque camerounaise des petites et moyennes entreprises (BC-PME) prévoit un renforcement de son capital de 40 milliards FCFA, soit environ 70,4 millions USD. Cette initiative vise à soutenir le développement des petites et moyennes entreprises dans le pays. L'assemblée générale pluriannuelle de la banque a approuvé cette augmentation de capital lors d'une réunion tenue le 26 février à Yaoundé. Ce renforcement est crucial pour stimuler l'économie locale et améliorer l'accès au financement pour les PME.
La chute des prix du cacao met en évidence les différences entre les modèles de régulation au Cameroun et en Côte d'Ivoire. Alors que le Cameroun adopte une approche plus libérale, la Côte d'Ivoire privilégie la régulation. Cette dynamique pourrait influencer les stratégies des producteurs et des investisseurs dans le secteur. Les fluctuations des prix du cacao, qui ont un impact direct sur l'économie de ces pays, nécessitent une attention particulière des acteurs du marché.