Standard Bank Angola s'apprête à franchir une étape décisive après le succès de son offre publique de vente (OPV) : la première cotation de ses actions sur le marché boursier angolais. L'opération, portée par la filiale du groupe sud-africain Standard Bank, vise à élargir la base actionnariale et à renforcer la liquidité du titre. Le marché attend désormais la date effective de cotation, qui marquera l'entrée en Bourse de l'établissement. Cette dynamique s'inscrit dans la stratégie de développement des marchés de capitaux en Afrique australe et pourrait attirer des investisseurs institutionnels régionaux et internationaux.
Le ministère angolais des Transports a dévoilé le 28 septembre un plan d'introduction progressive d'au moins 1 000 bus électriques et de 2 000 points de recharge, destiné à accélérer l'électrification des transports publics. L'enjeu dépasse le simple renouvellement de flotte : il s'agit de structurer une filière de mobilité électrique encore émergente, de la fourniture d'énergie aux infrastructures de recharge, en passant par la maintenance et la formation. Le calendrier et le montage financier restent à préciser, mais l'ampleur du programme ouvre des perspectives pour les opérateurs d'énergie, les équipementiers et les partenaires techniques intéressés par le marché angolais.
Azule Energy, coentreprise d'Eni et BP, a confié à l'italien Saipem la pose des conduites sous-marines reliant quatre champs du bloc 15/06 au navire de production Agogo, en remplacement du Ngoma arrivé en fin de vie. Le bloc 15/06 concentre depuis trois ans certains des plus gros investissements pétroliers du continent. Ce contrat de dernière phase consolide l'Angola comme deuxième producteur de brut d'Afrique subsaharienne, derrière le Nigéria, et confirme la reprise des dépenses en amont des majors dans les eaux profondes angolaises.
La Banque nationale d'Angola (BNA) a réduit son taux directeur de 15,75% à 14,75%, soit une baisse de 100 points de base, dans un contexte de détente progressive de l'inflation et de stabilisation du kwanza. Cette décision monétaire vise à soutenir le crédit aux entreprises et la relance de l'activité économique, alors que l'Angola reste fortement dépendant des recettes pétrolières. Elle intervient après plusieurs mois de politique restrictive. Pour les investisseurs en zone CEMAC et au-delà, ce signal confirme une tendance régionale à l'assouplissement monétaire, susceptible d'influencer les arbitrages de financement et les flux de capitaux vers l'Afrique australe et centrale.
TotalEnergies a annoncé le 9 septembre à Luanda un programme d'investissement d'environ 10 milliards de dollars en Angola sur cinq ans, jusqu'en 2031, avec ses partenaires. Objectif : soutenir la production pétrolière du pays, deuxième producteur d'or noir d'Afrique subsaharienne, et accélérer l'exploration offshore. L'annonce a été faite par le directeur général du groupe lors d'une rencontre avec les autorités angolaises. Ce montant confirme l'attractivité retrouvée du secteur pétrolier angolais, porté par la réforme du cadre réglementaire et les découvertes récentes, dont un troisième gisement sur le bloc 15 par ExxonMobil. Pour les fournisseurs de services pétroliers, les banques de financement et les investisseurs en infrastructures énergétiques, ce programme ouvre un cycle de contrats pluriannuels significatif en Afrique australe et centrale.
Le régulateur angolais ANPG et ExxonMobil ont annoncé le 9 septembre une troisième découverte pétrolière en quatre ans sur le bloc offshore 15, au large de l'Angola, sans préciser le volume de réserves récupérables. Deuxième producteur de brut d'Afrique, l'Angola tire environ la moitié de ses recettes publiques du pétrole, selon Oxford Economics. Cette annonce confirme la reprise de l'exploration offshore alors que Luanda vise une hausse de sa production. Elle renforce l'attractivité du bloc 15 et pourrait soutenir les recettes budgétaires ainsi que les investissements étrangers dans le secteur énergétique angolais.
Chevron prépare de nouveaux investissements dans le bloc 0 en Angola, dont la concession a été prolongée jusqu'en 2050. Cette décision sécurise les opérations pétrolières majeures du pays, avec des retombées économiques significatives pour l'Angola et la région. Les investissements prévus devraient stimuler la production et les recettes fiscales, renforçant la position de l'Angola comme producteur clé en Afrique. Cette prolongation offre une visibilité à long terme pour les partenaires et les investisseurs, consolidant la stabilité du secteur énergétique angolais.
La Banque centrale d'Angola (BNA) annonce un excédent du compte courant de 2 078,3 millions de dollars au deuxième trimestre 2026, soit 4,4 % du PIB. Ce résultat marque une progression de 40,1 % par rapport au trimestre précédent, portée par la balance des biens dont le solde a augmenté de 31,7 %. Cette performance confirme la solidité des exportations angolaises, principalement pétrolières, et offre des perspectives positives pour la monnaie nationale et les réserves de change. Les investisseurs suivront de près la capacité du pays à maintenir cet excédent dans un contexte de volatilité des prix du pétrole.
La banque portugaise Banco BPI, filiale de l'espagnol CaixaBank, finalise sa sortie du marché angolais après 30 ans en vendant ses dernières parts dans Banco de Fomento Angola (BFA) pour 451 millions de dollars. Cette cession, annoncée le 3 septembre, répond à une exigence de la Banque centrale européenne qui pressait BPI de réduire son exposition aux risques angolais depuis 2017. L'acquéreur est un groupe local, permettant à BPI de solder cette pression réglementaire. Cette opération marque un désengagement majeur d'un acteur européen du secteur bancaire angolais, avec des implications pour le paysage financier local et les investissements étrangers.
L'Angola, sous la présidence de João Lourenço, intensifie sa politique de récupération d'avoirs en cédant les participations saisies dans le cadre de la lutte anticorruption. La vente de 34% de Standard Bank Angola marque une étape clé dans la gestion des actifs confisqués, attirant l'attention des investisseurs régionaux. Cette opération, qui s'inscrit dans un programme plus large de privatisations, pourrait générer plusieurs centaines de millions de dollars, renforçant les finances publiques et le climat des affaires en Afrique australe.